La Taheza dprès de Bezaha amène une abondance de sédiments que l'Onilahy a de la peine à évacuer. En amont il y a les mines de saphir.En vert les rizières.
Google Earth, 2010
Publié dans : GEOMORPHOLOGIE - Communauté : Le Chemin des orties
La Taheza dprès de Bezaha amène une abondance de sédiments que l'Onilahy a de la peine à évacuer. En amont il y a les mines de saphir.En vert les rizières.
Google Earth, 2010
C'était le domaine des agropasteurs bara. A partir de 1997, dans des paysages malgaches dignes par leur aspect grandiose des meilleurs westerns s'est développée une activité extractive qui a tout bouleversé. Celle du saphir. On dit qu'il s'agit du plus important gisement du monde. Au départ il était localisé sur la rivière Ilakaka. Aujourd'hui il s'étend sur toute la Haute-Malio (bassin du Mangoky au nord), sur la Haute-Taheza et la Berahy (bassin de l'Onilahy au sud), la Maninday (bassin du Firehenana à l'ouest. Cela touche deux fivondronana (équivalent d'un petit département français en moins peuplé) : celui d'Ihosy et celui de Sakaraha.
Des villes nouvelles sont sorties spontanément de terre sans la moindre infrastructure moderne, de même que des pistes. Tout un monde s'organise dans un paysage constellé de cratères dans lequel les cours d'eau crachent de la terre rouge.
Une question cruciale : en quoi cela profite-t-il à la population bara autochtone ?L'article signalé ci-dessous esquisse des réponses.
A lire en ligne :
La région (environ 60 X 60 km) traversée par la RN7 en jaune. Les onglets rouges indiquent des gisements exploités. La limite de l'investigation est liée à une partie de l'imagerie trop ancienne pour donner un panorama complet.
22°55'S, 44°53'E - Une ville nouvelle probablement Ananalava. Sur la place de terre battue deux gros camions. Image Google earth de 2009.
Gisement sur la Haute-Taheza : un environnement en champ de bataille. Image Google earth de 2009.
Les mines exploitées par des grandes multinationales profitent généralement peu aux populations locales mais qu'en est-il des mines artisanales ? Ces dernières concernent plutôt des minéraux dits précieux comme l'or et l'argent ainsi que diverses pierres précieuses comme le diamant, le rubis, l'émeraude, etc. Dans les économies de pays pauvres, la découverte de ce type de richesse s'apparente à une véritable aubaine.
Feltz, Gaëtan et Razafimandimby, Mirana, 2010.- Saphir et développement local dans la commune rurale de Ranohira : les fokontany d’Andohanilakaka et de Manombobe (district d’Ihosy, Région Ihorombe)». Taloha, 19-20.
Guérin, Catherine et Moreau, Sophie, 2000.- Ilakaka (Madagascar): la ruée vers le saphir. Les Cahiers d'Outre-Mer, 211 : 253-272.
Première publication le 24 mai 2009, article réactualisé le 31 janvier 2012
Des archéologues anglais de l'université de Sheffield ont exhumé à partir de 1995 les traces d’une civilisation s’étant développée du Xe au XIIIe siècle sur plusieurs sites de l’actuel Androy, en particulier à Andaro. Le plus grand enclos de pierre couvre 21 hectares. Des tessons de poterie et d'objets d'origines chinois et arabe y sont associés.
A Andaro près de Bekitra, Imagerie GeoEye / Google Earth