Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Saint-Laurent-le-Minier une commune orpheline de ses mines

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Saint-Laurent-le-Minier, petite commune cévenole du département du Gard (environ 360 habitants aujourd'hui),  semble avoir attiré les hommes pour ses ressources minières depuis l'âge du bronze. Mais c'est au XIIe siècle que le bourg fut créé lnon loin du cours de la Vis et de sa célèbre cascade. Le terme de Minier est accolé à Saint-Laurent au moins depuis 1320. On y trouve divers sites anciens d'exploitation de cuivre argentifère.  Deux mines modernes de blende et de galène (zinc et plomb) se sont établies à partir de la fin du XIXe siècle sous le contrôle de la société Vieille Montagne puis de Pennaroya. Le gisement des Malines a même été exploité jusqu'en 1991. Depuis ce village, autrefois petit centre actif, qui comme bien d'autres n'a pas réussi son "après-mine", est presque mort. Pourtant il existe des raisons d'espoir grâce à la production de dessins animés  à diffusion internationale à laquelle travaille le Fabrique.


Bibliographie :
Bailly-Maître, M.-Ch., 1995. - Archéologie minière : méthodes et résultats à partir de l'exemple du district de Saint-Laurent-le-Minier (Gard), XIIe-XVe siècle. Patrimoni Cultural d'Andorre : 231-245.
Bailly-Maître, M.-Ch., 2005. - Le rôle de la mine en Europe avant l’ère industrielle, à partir de l’exemple français, Ressources minérales et développement durable. Géosciences, 1, janvier 2005 : 30-35.







Voir les commentaires

Sur la piste cyclable Mios-Bazas en Gironde

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Le département de la Gironde possède l'un des plus beaux domaines cyclable de France. Son succès est certain : le quotidien Sud-Ouest signale des embouteillages de vélo, l'été, du côté de Carcans et de Lacanau. Parmi les  nombreuses pistes, celle qui va de Mios à Bazas reprend le tracé d'une ancienne voie ferrée sur plus de 60 km à travers la forêt de pins maritimes. On passe notamment devant d'anciennes gares reconverties en habitations ou devant des scieries comme ici dans le bourg de Salles sur la l'Eyre.


JMLeb
JML

Voir les commentaires

Vieille scierie à Salles en Gironde

Publié le par Jean-Michel Lebigre




Voir les commentaires

Les mines de rubis du Mont Hsu au Myanmar

Publié le par Jean-Michel Lebigre


En Birmanie (ou Myanmar), la recherche des pierres précieuses est une seconde nature. C'est de Birmanie que sont venus les premiers prospecteurs de Païlin au Cambodge et de Chanthaburi en Thaïlande. En ce qui concerne les rubis, si la capitale historique et commerciale du Nord est Mandalay, le grand centre de production est  la ville mythique de Mogok, un peu plus au nord. Depuis 1991, il existe un autre grand centre de production : Mont Hsu en pays Chan non loin des trois frontières (Chine, Laos, Thaïlande). L'exploitation se partage entre entreprises étatiques et petites sociétés patentées. Les travailleurs, mal payés, travaillent  dans des conditions et selon des techniques qui n'ont pratiquement pas changé depuis un siècle. Sur les images Google Earth, on voit l'érosion que cela génère. Les rubis de Mont Hsu sont moins beaux que ceux de Mogok mais ils profitent autant au régime militaire birman, un des plus  sinistres de la planète, lui-même soutenu par le régime chinois. On sait que Total qui exploite le pétrole birman permet à ce régime de se financer. Nos amis anglo-saxons  (ceux qui ont envahi l'Irak pour son pétrole) ne se privent pas de le répéter. Ils sont en revanche d'un grand mutisme sur leur refus d'interdire l'importation des rubis birmans, une autre source de revenus pour ce régime. Devinette : qui seraient les principaux perdants au cas où un boycott se mettrait en place ?  La Thaïlande, la Chine, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ?






Voir les commentaires