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Madagascar : la révolution du téléphone portable

Publié le par Jean-Michel Lebigre

En quelques années le portable s'est imposé dans toutes les villes de Madagascar. La concurrence est acharnée entre Télma, Orange et Zain : panneaux publiciataires et boutiques en attestent. Elle joue sur les prix, particulièrement bas, tandis que les consommateurs, vu leur faible niveau de vie, imposent de nouveaux modes d'utilisation à l'exemple de ce qui se passe partout dans le Tiers-Monde.




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Le kily (Tamarindus indica) dans le paysage et la toponymie

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Le kily en malgache, le tamarinier en français (Tamarindus indica L.) est un grand arbre de la sous-famille des Caesalpinioidées. En dépit de son nom, il n'est pas originaire de l'Inde mais de Madagascar ; selon Aubreville (AUBRÉVILLE, A., 1950.- Flore forestière soudano-guinéenne. Paris, p. 226) il proviendrait des forêts ripicoles de l'Ouest malgache.


Il est intéressant de savoir que c'est la seule espèce dans le genre Tamarindus. Chez les Sakalava, les gros tamariniers sont considérés comme des arbres sacrés. De croissance lente, ils peuvent vivre très vieux et dans des conditions difficiles : faibles précipitations, nappe phréatique saumâtre. On peut observer leur présence sur les dunes littorales (anémomorphoses : http://paesaggio.over-blog.com/article-18665087.html), dans des dépessions saumâtres, en savane, dans les jardins et jusqu'au coeur des bourgs et des villes (photos ci-dessous).


Son feuillage est persistant avec des feuilles alternes, paripennées (12 paires de folioles maximum). Ses fleurs blanc crème en racèmes terminaux pendants donnent des fruits  constitués de gousses contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse (arille) acide, riche en sucre et en vitamine C. Introduit en Asie, ce fruit figure dans de nombreuses recettes de cuisine et dans la pharmacopée.


Dans la toponymie  du Sud-Oust malgache du Menabe à l'Est de l'Androy, c'est un des termes qui revient le plus souvent. En voilà quelques exemples :  Ambahakily, Ankiliabo (près de Morombe), Ankiliambany, Ankilibe (village vezo près de Tuléar), Ankiliboba (Androy), Ankilibory (Mahafaly), Ankilifolo, Ankililoaka, (entre Tuléar et Morombe), Ankilimalinika (au sud de Morombe), Ankilimanarivo (Menabe), Ankilimary, Ankilimiangy, Ankilimionga, Ankilimivony, Ankilimivory, Ankiliroa, Ankiliry (Androy), Ankilivalokely et Ankilivalabe (au nord de Ranohira), Ankilizato, Bekily (Androy), Kiliarivo, Kilibory (Mahafaly)


Une citation : « ...le tamarinier (kily, Tamarindus indica), arbre typique des formations savanicoles, n'est pas retenu pour repérer un lieu. On sait pourtant l'importance de cet arbre, très recherché pour ses fruits et sa vaste frondaison qui procure une ombre épaisse. Le tamarinier est un arbre sacré, un pôle d'attraction du village, pouvant même être un facteur de fixation de l'habitat, donc appartenant à l'espace socialisé, contrairement au baobab qui appartient à l'espace sauvage de la forêt... »

Chantal Blanc-Pamard, 2002 .- La forêt et l'arbre en pays masikoro (Madagascar) : un paradoxe environnemental ? Bois et forêts des Tropiques, 271 : 5-22.



1. Dans une cour du centre de Tuléar

 

2. Dans le Bazary Be de Tuléar

 

 

Jean-Michel Lebigre, mai 2009

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La mangrove de Lavadonoro sur l'Onilahy

Publié le par Jean-Michel Lebigre

La mangrove de Lavadonoro se situe en face de Saint-Augustin à l'embouchure de l'Onilahy. A ce titre, elle est devenu une des sorties favorites des clients des deux petits gîtes Longo Mamy et Chez Glover. Depuis les années 80 (croquis de J.M. Lebigre), cette mangrove a été victime d'une forte érosion (image Google Earth). Elle est remarquable par l'abondance de Xylocarpus granatum. Le soir, un petit groupe de Lemur catta qui vit sur le talus calcaire, de plus en plus déforesté par les chèvres, vient s'abreuver  au bord du chenal.


1. Dans le chenal principal


2. Hérons bihoreaux à calotte noire (Nycticorax nycticorax L.) sur Xylocarpus granatum 



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Palme du développement durable, la charrette à zébus dans la ville

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Un des spectacles les moins anodins de Tuléar dans le Sud-Ouest de Madagascar est le déplacement de charrettes à zébus jusque dans le centre-ville. Ces charrettes conçues pendant la colonisation sur le modèle des charrettes du sous-continent indien (1) assurent la liaison avec la campagne toute proche. Mais il n'est pas rare que des citadins possèdent eux-mêmes leur propre charrette. On pourra se lamenter sur les inconvénients d'un tel mode de locomotion sur la circulation urbaine, encore très fluide dans la capitale vezo, il n'en reste pas moins que celui, propice à la méditation, se pose comme le moyen le plus "écologique" de transport sur de courtes distances (une trentaine de kilomètres).

(1)
Ces dernières années les bruyantes et peu confortables roues de bois ont généralement été remplacées par des roues de voitures.


1. Contraste devant les locaux futuristes de l'Alliance franco-malgache. Mais pourquoi passer sur le trottoir ? Simplement pour éviter la gigantesque ornière qui correspond au boulevard. Les véhicules tout-terrain font d'ailleurs la même chose.


2. Au sotir du Zazaclub


3. Sur le boulevard Monja Jona


4. Transport de pirogues monoxyles

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