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Nouméa insolite

Publié le par Paesaggio

Du côté de chez Jules Ferry

Dans le centre-ville de Nouméa, le quai Jules Ferry reçoit les quelques paquebots qui sillonnent le Pacifique sud-occidental et les navires plus petits qui relient la capitale calédonienne aux îles et à l'usine de Goro. C'est Paul Coffyn qui à partir de 1855 dressa les plans de la ville d'alors. Le littoral qui fait face à l'île Nou fût alors artificialisé grâce à d'importants remblais qui recouvrirent des marécages et des mangroves. Une colline, la butte Conneau, fût même arasée à cet effet. Du quai, on aperçoit les collines encore arborées qui dominent ce centre.

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Nouméa vue par Google earth

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Doniambo (Nouméa) : l'Europa dans l'usine

Doniambo c'est le lieu où la SLN (la Société Le Nickel) a implanté son usine de traitement du minerai de nickel, la grande richesse calédonienne. Comme nous l'avons vu dans la page précédente, cette usine est le coeur palpitant et rougeoyant de Nouméa. La meilleure preuve : cette entrée d'un paquebot dans l'usine ? En fait, rares sont les bateaux de croisière, comme l'Europa de l'Hapag-Lloyd ce 16 février 2008, qui passent par la Grande Rade entre Doniambo et Nouville. La grande majorité va directement à la baie de la Moselle. Dans très peu de temps Doniambo aura au moins deux concurrentes, l'usine de Goro Nickel, plantée dans le maquis minier à l'Extrême-Sud de la Grande Terre et celle de KNS entre Voh et Koné en Province Nord. Photos prises de la péninsule de Ducos.

Nouméa insoliteNouméa insolite
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Paysage industriel au quotidien

Un paysage n'a que les valeurs que nous lui donnons. Nouméa, dont une des fonctions majeures est industrielle, refuse depuis quelques années ce statut originel de ville industrielle lui préférant celui, très récent, de « riviera ». Certes toutes ces fumées ne sont guère bonnes pour la santé, tous ces remblais posent problèmes mais qui pourra affirmer que dans l'absolu cela est laid, et que ces cheminées sont moins esthétiques que la plupart de ces immeubles modernes imposés par des architectes nouméens qui portent bien mal leur nom ?

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La Vallée-du-Tir

La Vallée-du-Tir (22°15'S, 166°26'E) est l'un des plus vieux quartiers de Nouméa. On y observe une forte densité de maisons coloniales qui ont survécu aux démolitions. Ce quartier aux allures de gros village, dans lequel s'inscrivent quelques parcelles de cultures vivrières, est en voie de réhabilitation grâce à des opérations menées par la municipalité. Située à proximité de l'usine de traitement du minerai de nickel par la SLN à Doniambo, la Vallée-du-Tir est malheureusement marquée par l'impact des fumées.

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Habitat social à Nouméa

Dans le Sud-ouest du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie apparaît comme un havre de prospérité au sein de l'arc d'instabilité formé par la Mélanésie. Le développement ces dernières années d'un habitat social en milieu urbain y constitue un phénomène majeur. Cet effort reste malgré tout insuffisant. On verra sur les photos suivantes, des immeubles construits récemment par la SIC (Société Immobilière Calédonienne) à Magenta, un des quartiers de Nouméa. Grâce à la présence de logements dits "intermédiaires", non subventionnés, on y pratique la mixité sociale, ce qui ne va pas sans problèmes. Les actes d'incivilité sont de plus en plus nombreux en provenance d'une petite partie de la jeunesse déracinée qui s'est installée ici et forgée une solide mentalité d'assistée. Ils condamnent malheureusement l'expérience. Les paysages qu'on voit ici ressemblent au désastreux article du Monde du 19 avril 2008 intitulé "Les métros débarquent sur le Caillou" : ils cachent la réalité sous une montagne de bluff.

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Malbork, l'ancienne Marienburg en Poméranie

Publié le par Paesaggio

54°02'N, 19°01'E

Malbork, ville polonaise depuis 1945, devenue symbole de l'amitié franco-polonaise, correspond à l'ancienne forteresse teutonique de Marienburg fondée au XIIIe siècle. Ce fut même la capitale de l'empire teutonique. Elle est située non loin du grand port de Gdansk sur la Baltique et de l'enclave russe de Kaliningrad. Cette ville marchande, longtemps habitée par une importante communauté juive, souffrit beaucoup pendant la Seconde guerre mondiale.

La forteresse en 2010 vue par Google earth

La forteresse en 2010 vue par Google earth

La campagne de Poméranie. On est tout près de la Mazurie où Roman Polanski signa son "Couteau dans l'eau"

La campagne de Poméranie. On est tout près de la Mazurie où Roman Polanski signa son "Couteau dans l'eau"

L'aéroport de Malbork

L'aéroport de Malbork

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Odessa entre Bessarabie, Moldavie et Transnistrie

Publié le par Paesaggio

Elle est connue pour ses escaliers et la célèbre scène du landau du Cuirassé Potemkine (reprise notamment par Gotlib!) ; elle a été fondée en 1794 par des militaires russes ; son nom fait référence à l'Odyssée et à Ulysse ; elle a été marquée par d'abominables massacres de Juifs par les Roumains d'Antonescu en 1941 ; c'est un grand port de la Mer Noire. Quelle est cette ville ? C'est Odessa.

Cette ville ukrainienne d'un million d'habitants aux influences architecturales françaises a été bâtie sur une terre où Scythes, Daces, Huns, Polonais, Lituaniens, Tatars, Turcs ottomans, Russes et Roumains se sont succédés.

Odessa est une ville-carrefour entre cette partie de la Bessarabie dénommée Boujaka très marquée par la domination tatar jusqu'au XVIIIe siècle, par la Moldavie toute proche et par la Transnistie au sens exact du terme, c'est à dire les régions située sur la rive gauche du Dniestr et au sud de la Podolie, non pas la seule petite région moldave occupée par l'armée russe (en vert sur la carte). Les frontières n'y ont pas cessé de fluctuer lors du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Aujourd'hui, Odessa est au coeur d'une région explosive à la marge d'une Union Européenne qui croit imprudemment que la paix est un bien définitivement acquis. D'autres qui raisonnent comme au XIXe ou en phase avec les grands dictateurs du XXe siècle souhaitent lui faire payer cher ce qui leur semble une incroyable erreur.

Odessa entre Bessarabie, Moldavie et Transnistrie
Odessa vue par Google earth
Odessa vue par Google earth

Odessa vue par Google earth

Odessa et sa région vus par Google earth : 1- chargement de minéraliers à Bilyari, 2- champs, 3- Le lido du liman du Dniestr
Odessa et sa région vus par Google earth : 1- chargement de minéraliers à Bilyari, 2- champs, 3- Le lido du liman du Dniestr
Odessa et sa région vus par Google earth : 1- chargement de minéraliers à Bilyari, 2- champs, 3- Le lido du liman du Dniestr

Odessa et sa région vus par Google earth : 1- chargement de minéraliers à Bilyari, 2- champs, 3- Le lido du liman du Dniestr

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Les Landes de Gascogne de Chambrelent à Duponchel

Publié le par Paesaggio

Largement inspiré par les travaux de Nicolas-Thomas Brémontier (1738-1809) et d'Henry Crouzet, François Jules Hilaire Chambrelent (1817, Saint-Pierre - 1893) est  considéré comme un des « pères » de la forêt de pins maritimes des Landes de Gascogne. Cette ingénieur du génie civil sorti de Polytechnique et de  l’École nationale des ponts et chaussées expérimenta sur 500 ha à partir de 1849 à Cestas. Ses recommandations fondées sur un immense plan de drainage par crastes furent appliquées à partir de 1857 (Loi du 19 juin 1857 relative à l'assainissement et de mise en culture des Landes de Gascogne).

Adolphe Duponchel (1821, Florac - 1903) est considéré quant à lui comme un utopiste : il souhaitait à partir d'écoulements partis des Pyrénées et détournés vers les Landes, couvrir cet espace sableux et infertile de riches alluvions (sic). Ses théories eurent un certain succès à Paris mais heureusement ne furent pas mises en application du fait de leur coût, on le devine, très élevé. Il fut aussi à l'origine d'un projet de chemin de fer trans-saharien. Merci à Jean-Yves Puyo (géographe de l'université de Pau) de m'avoir fait découvrir cet étonnant personnage qui sans lui serait tombé dans l'oubli.

Références

DUPONCHEL, 1864.- Avant-projet pour la création d’un sol fertile à la surface des landes de Gascogne, Montpellier : Imprimerie de Gras.

DUPONCHEL, 1882.- Théorie des alluvions artificielles, fertilisation des Landes et réservoirs d’aménagement des eaux de crue dans la région des Pyrénées, Paris : Hachette.

A Pierroton, le monument édifié en 1907 à la gloire de Chambrelent
A Pierroton, le monument édifié en 1907 à la gloire de Chambrelent
A Pierroton, le monument édifié en 1907 à la gloire de Chambrelent

A Pierroton, le monument édifié en 1907 à la gloire de Chambrelent

La forêt des Landes de Gascogne. En 4, illustration (écomusée de Marquèze) des activités pré-forestières
La forêt des Landes de Gascogne. En 4, illustration (écomusée de Marquèze) des activités pré-forestières
La forêt des Landes de Gascogne. En 4, illustration (écomusée de Marquèze) des activités pré-forestières
La forêt des Landes de Gascogne. En 4, illustration (écomusée de Marquèze) des activités pré-forestières

La forêt des Landes de Gascogne. En 4, illustration (écomusée de Marquèze) des activités pré-forestières

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