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Topobioglyphe de Marcel Proust

Publié le par Paesaggio

Topobioglyphe de Marcel Proust

Le topobioglyphe (1) de Marcel Proust témoigne du parcours d'un écrivain dont la vie s'est déroulée presque entièrement à Paris. Ce qui fait l'originalité de l'auteur de " A la recherche du temps perdu", ce sont de nombreux petits séjours ayant un grand poids dans son oeuvre. C'est bien sûr le cas d'Illiers en Eure-et-Loir, d'où était issue une partie de sa famille paternelle, et de Cabourg sur la côte normande. Illiers a servi de modèle à Combray, Cabourg, dans une moindre mesure, à Balbec. D'autres séjours ont un poids intéressant, notamment le château de Réveillon à la limite de la Champagne et de l'Ile-de-France. Reste à rédiger un "zoom" du parcours de Marcel Proust au sein de l'aglomération parisienne.

 

(1) Rappelons qu'il s'agit d'une cartographie sommaire mettant en évidence les lieux riches de sens dans la vie d'une personne.

Cabourg (sous Google earth) ou Balbec ?

Cabourg (sous Google earth) ou Balbec ?

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Cyclone sur l'île de Guanaja au Honduras

Publié le par Paesaggio

Le découpage administratif du Honduras

Le découpage administratif du Honduras

Mangroves et cyclones tropicaux sur MANGROVE MANGALS
Fin 1998, le cyclone Mitch a touché l'Amérique centrale, notamment le Honduras et ses îles caraïbes. Dans la plus occidentale des îles de la Bahia, Guanaja, la mangrove a été complètement détruite comme le montrent ces photos  prises un an plus tard. Seuls subsistent les Tillandsia épiphytes sur les Rhizophora morts. Les villages proches, bâtis sur pilotis, ont été en grande partie détruits ce qui explique l'abondance des détritus piégés.
Premier partage : 9 janvier 2009



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Faune forestière en expansion

Publié le par Paesaggio

Les populations de chevreuils, de cerfs et de sangliers sont en forte croissance ces deux dernières décennies dans les Landes de Gascogne. L'hiver, il devient facile d'observer ceux-ci à proximité des maisons.

Faune forestière en expansion
Faune forestière en expansion

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Shinkolobwe (Katanga, RDC), mine de l'uranium de la bombe d'Hiroshima

Publié le par Paesaggio

Shinkolobwe (Katanga, RDC), mine de l'uranium de la bombe d'Hiroshima

Située non loin de Likasi au Katanga (ex-Shaba), la mine de Shinkolobwe  [11°02'S, 26°35'E] est officiellement fermée depuis 1960 mais des mineurs clandestins continuent d'y extraire de l'uranium et du cobalt.  En janvier 2004, le président de la République Joseph Kabila a  d'ailleurs confirmé cette fermeture en signant un décret présidentiel portant classement de Shinkolobwe comme zone interdite à toute activité minière. Cependant en août 2006, le Sunday Times apprend au monde que les douaniers tanzaniens auraient intercepté fin 2005, un chargement d'uranium 238 à destination de l'Iran ce qui a été bien entendu démenti.

L'exploitation clandestine, qui est encore d'actualité en 2009, est confirmée par l'Agence de Presse congolaise Syfia Grands Lacs qui dans un article du  2 décembre 2004 titrait : "Katanga : les mineurs clandestins défient la radioactivité". En voilà deux extraits :

" Là, les mineurs descendent au fond des carrières en équipe de deux à cinq personnes par des escaliers taillés sommairement. Une fois en bas, ils creusent dans la boue ou cassent des pierres pour créer des galeries et trouver les bons filons. Puis ils chargent des sacs de raphia de 50 à 60 kg sur leur dos et les remontent à la surface. Dans ces galeries profondes parfois de plus de 200 m, le travail se fait à l’aide de pelles, de pioches, éclairé par des torches et des lampes-tempête. "Ces conditions rudimentaires de travail sont à la base des éboulements qui tuent chaque mois des creuseurs dans l’anonymat total..."

"... L'uranium est acheté par les Chinois, Coréens, Pakistanais, etc. On en retrouve aussi à Kinshasa d'après l'Ong Global Witness. Selon un ingénieur de la Gécamines ayant requis l’anonymat, ce trafic ne concerne pas seulement l’uranium extrait de Shinkolobwe ou de Luswishi près de Lubumbashi mais aussi les déchets radioactifs enfouis au Katanga dans les années 1970. En dépit de la récente mise en garde de l'AIEA, les jeunes creuseurs, notamment ceux de Shinkolobwe Central, estimés à plus de 3 000, continuent à descendre sous terre... "

Le gisement d'uranium avait été repéré en 1915 par l'Union Minière du Haut Katanga. L'exploitation commenca en 1921 faisant de la Belgique le premier producteur mondial de radium. L'extraction du radium était réalisée à la Société Générale Métallurgique de Hoboken (SGMH) à Olen. La mine ferma cependant une première fois en 1937.

Shinkolobwe n'a pas la célébrité qu'elle pourrait légitimement avoir : c'est en effet là que fut extrait l'uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima. L'uranium fut vendu au gouvernement étatsunien par le directeur de l'Union Minière du Haut-Katanga qui arriva à faire exporter vers les Etats-Unis 1 200 tonnes de minerai en 1939. Les Etats-Unis parviennent à faire rouvrir la mine en 1942 mais, du fait de sa mauvaise rentabilité, celle-ci a été fermée pour une seconde fois en 1960, puis gardée par des militaires jusqu’à la chute de Mobutu en 1997. C'est le règne des trafiquants de toutes nationalités, notamment  un Nord-Coréen connu sous le nom de "Maître Kim". A leur service plusieurs milliers de clandestins travaillant au péril de leur santé et de leur vie. Quelle sera la suite ? Selon l'ASHADO Katanga, en mars 2009, l’Etat congolais aurait signé avec le groupe nucléaire français AREVA un accord donnant à cette société le monopole sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium sur l'ensemble du territoire de RDC.

Images satellitales de 2009 (Google Earth) : le gisement et le village

ZAI Shinkolobwe-uranium GE11 2009

ZAI Shinkolobwe-uranium GE12

ZAI Shinkolobwe-uranium GE13

Premier partage : 21 décembre 2009

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