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L'Erythrée, le pays de la double peine

Publié le par Paesaggio

Il y a des dictatures dont on entend souvent parler (Daech en ce moment, la Corée du Nord, la Syrie, le Zimbabwe, etc.) et celles dont que presque personne ne connaît. L'Erythrée d'Issayas Afewerki en fait partie et ce n'est pas la moindre. Chaque mois 3 à 4 000 personnes s'en évaderaient pour gagner l'Ethiopie et l'Europe. Une partie d'entre eux meurent sous les tortures des Bédouins du Sinaï (lire : Voyage en barbarie dans le désert du Sinaï de Cécile Allegra et Delphine Deloget et l'interview des deux auteurs). D'autres ou parfois les mêmes se noient en Méditerranée.

L'Erythrée est un jeune Etat qui a conquis son indépendance en 1993 aux dépens de l'Ethiopie à laquelle le pays était lié depuis la colonisation italienne. Sur 121 000 km2 d'espace montagneux (point culminant : 3 000 m) le long de la Mer Rouge vivent six millions d'habitants, très pauvres. La guerre d'indépendance a fait des milliers de morts (environ 150 000) et une seconde guerre contre l'Ethiopie à l'initiative du dictateur en 1998-2000, 70 000 de plus. Un million de personnnes sont réfugiées dans des camps en dehors du territoire ou dispersés dans le reste du monde. Il y aurait selon Amnesty International 10 000 prisonniers politiques vivant à la limite de l'épouvante. Issayas Afewerki essayerait de faire de l'Erythrée une immense caserne d'où il puisera la chair à canon pour sa prochaine guerre. Selon certains analystes, il pourrait même être le parrain des camps de torture mis en place dans le Sinaï et récemment en Lybie.

Voir aussi :

Chaque jour plus de 200 Erythréens fuient leur pays

Etudes Géostratégiques : "L'Erythrée, une intégration régionale incertaine"

L'Erythrée, le pays de la double peine
L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes,  2. Inslbergs,  3. quartier d'Agordat,  4. Village de montagne dans le Debub,  5. Masawa L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes,  2. Inslbergs,  3. quartier d'Agordat,  4. Village de montagne dans le Debub,  5. Masawa
L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes,  2. Inslbergs,  3. quartier d'Agordat,  4. Village de montagne dans le Debub,  5. Masawa
L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes,  2. Inslbergs,  3. quartier d'Agordat,  4. Village de montagne dans le Debub,  5. Masawa L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes,  2. Inslbergs,  3. quartier d'Agordat,  4. Village de montagne dans le Debub,  5. Masawa

L'Erythrée via Google earth : 1. Asmara et ses casernes, 2. Inslbergs, 3. quartier d'Agordat, 4. Village de montagne dans le Debub, 5. Masawa

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L'invasion des aoûtats

Publié le par Paesaggio

Les bêtes, nos amis ? Pas toutes. Parmi celles qui "ne se font pas voir", même dans les paysages les plus lumineux, mais sont très actives et nocives figurent les aoûtats, les simulies et les Cératopogonidés. Nous ne parlerons ici que des premiers.

Trombicula autumnalis, famille des Trombiculidés est un acarien dont la larve mesure moins d'un tiers de millimètre, taille de l'adulte. Elle est donc difficilement visible pour nos yeux. Cette petite araignée occasionne des démangeaisons terribles... d'autant plus que l'on se gratte. Par comparaison, les moustiques dont on parle beaucoup plus (ils sont visibles et audibles, eux) font figure de "gentils". Actuellement dans le Sud-Ouest de la France, les aoûtats sévissent davantage en demi-saison (automne et printemps, hiver s'il est doux) qu'en plein mois d'août. Ils craignent en effet la forte chaleur aussi bien que le froid.  On les trouve dans la plupart des pays tempérés (Europe, Amérique du Nord, Sud de l'Australie). Dans les Landes de Gascogne, nous sommes sans doute entrés dans un cycle d'expension ces dernières années.

Leur cycle de reproduction passe par le sols et les herbacés (prairies, friches, sous-bois). Y entrent aussi les Mammifères sauvages et domestiques (chien, chat) qui sont aussi leurs victimes.

Des remèdes possibles : http://fr.wikihow.com/traiter-les-morsures-d%27ao%C3%BBtat

L'invasion des aoûtats
L'invasion des aoûtats

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Géographie du Kurdistan

Publié le par Paesaggio

Le Kurdistan est la région à cheval sur quatre Etats (Turquie, Iran, Irak, Syrie) où la population kurde est majoritaire. Cet espace couvre environ 500 000 km2 et est peuplé par environ 25 à 30 millions de Kurdes. La diaspora kurde compte plus de cinq millions de personnes à Istanbul, en Europe et en Amérique du Nord.

Les Kurdes ont en commun une langue appartenant au groupe iranien. Cependant cette langue, qui a pris plusieurs formes écrites et parlées régionales, n'est pas encore unifiée. Les Kurdes seraient les héritiers de la langue mède. Ils rassemblent cependant d'autres descendants d'antiques civilisations du Proche-Orient. D'un point de vue religieux, majoritairement musulmans sunnites, les Kurdes relèvent de nombreuses autres religions minoritaires.

Le Kurdistan est globalement une région montagneuse culminant à plus de 3000 mètres, les montagnes ayant eu un rôle de refuge. Cependant de nombreux Kurdes ont investi les plaines comme c'est le cas à Kirkouk par exemple.

Les Kurdes ont été les alliés des Turcs dans le massacre des Arméniens, ce qui leur a permis d'investir la région du lac de Van et du Mont Ararat. Depuis, on les retrouve dans la catégorie des peuples persécutés. La situation des Kurdes est en effet particulièrement désastreuse en Turquie où leur communauté ne dispose d'aucun droit. Elle est bien meilleure en Iran et, depuis 1992 après les massacres perpétrés par Saddam Hussein, en Irak où a été créée une région autonome.  L'inquiétude vient de l'alliance de facto récemment créée entre la Turquie et Daech pour mieux  écraser Kudes syriens et Kurdes de Turquie.

Le Kurdistan

Le Kurdistan

Les Kurdes d'Irak

Les Kurdes d'Irak

Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)
Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)

Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth : 1. Village kude du SE de la Turquie, 2. Erbil (Irak), 3. Mahabad (Iran), 4. Kobané (Syrie)

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Alios, garluche, podzol des Landes de Gascogne

Publié le par Paesaggio

Tout un chacun aura remarqué que de nombreux vieux bâtiments du Pays de Buch et du Pays de Born sont construits avec un pierre gréseuse rouge-brun dénommée suivant le cas alios ou garluche. L'alios est une concrétion humo-ferrugineuse (sable quartzeux + humus + fer) mise en place sur d'immenses surfaces au sein même de sols appelés podzols atlantiques, une sorte de cuirassement d'épaisseur variable observable à plus ou moins un mètre de profondeur (sauf alios fossiles). Tout le monde ou presque sait que les podzols sont les sols, peu fertiles, de la forêt boréale de Conifères. Dans les Landes de Gascogne, on trouve des sols très proches. Si l'alios s'enrichit en fer, notamment à la rupture de pente entre plateau landais et vallées encaissées (l'Eyre, le Ciron et leurs affluents), on a la garluche, bien plus solide que l'alios ordinaire. Elle était autrefois exploitée en métallurgie par des forges artisanales et pour la construction. 

Sous la forêt landaise...
Sous la forêt landaise...

Sous la forêt landaise...

Le clocher de garluche de Biganon (Haute Lande)

Le clocher de garluche de Biganon (Haute Lande)

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