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A Seringal Bagaço en Acre chez Marina Silva

Publié le par Jean-Michel L.

Marina Silva, une écologiste, a provoqué une très grosse surprise lors des élections présidentielles brésiliennes du 3 octobre, en obtenant près de 20% des voix. Cette femme née en 1958 est issue d'un milieu modeste puisque son père était seringueiro ("saigneur" d'hévéas) dans l'Acre, un "petit" Etat amazonien du Brésil. C'est à Seringal Bagaço que la jeune sénatrice et ex-ministre do meio ambiente, l'environnement,  a passé son enfance à 35 km de Rio Branco, la capitale. Bagaço, c'est la bagasse, le résidu fibreux de la canne à sucre après passage dans le moulin pour extraction du vezou. L'Acre est surtout connu à cause de Chico Mendes (1944-1988), un écologiste venu lui aussi du milieu des seringueiros et mort assassiné par un grand propriétaire éleveur (fazendeiros). Nous sommes dans une région de violents conflits pour les ressources naturelles entre paysans pauvres (posseiros) et fazendeiros. Le forêt amazonienne trouve ses meilleurs défenseurs chez les extractivistes que sont les collecteurs de latex.

 

Bresil 1

BR Acre Riobranco GE1 2500 2009 

Ilots résiduels de forêt pluviale amazonienne près de Rio Branco (image Google Earth, L =  10 km)

BR Acre Seringal GE1 250 2004

Près de Seringal Bagaço sur la BR364 (image Google Earth, L =  1 000 m)

BR Acre Riobranco GE1 250 2010

Le centre de Rio Branco (image Google Earth, L =  1 000 m)

BR Acre Riobranco GE2 250 2010

Habitat populaire à Rio Branco (image Google Earth, L =  1 000 m)

BR Acre Riobranco GE1 5km 2010

La colonisation rurale en Acre aux dépens de la forêt amazonienne (image Google Earth, L = 20 km)

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Abuja, une capitale aménagée au coeur du Nigeria

Publié le par Jean-Michel L.

L'attentat sanglant du 1er octobre 2010 sur Eagle Square vient rappeler à notre souvenir que la capitale du plus peuplé des Etats africains (150 millions d'habitants) n'est plus depuis 1991 Lagos mais Abuja, loin du golfe du Biafra. Symbole de réussite d'un projet amorcé à la fin des années 70, l'agglomération est sans doute très proche aujourd'hui du million d'habitants.

 

Le contexte naturel est celui de la périphérie du plateau de Jos et de la zone soudanienne : savanes, forêts résiduelles, alvéoles et inselbergs. La ville est dominée par le massif de l'Aso (plus de 900 m d'altitude), un très bel exemple de dôme rocheux cristallin dont le sommet est couvert de vasques et les flancs striés de cannelures. Cela fait penser à Yaoundé, la capitale du voisin camerounais.

 

Dans le district fédéral d'Abuja coexistent quartiers plannifiés et quartiers d'habitat spontané pauvre comme à Karu éloignée d'Abuja comme le sont les cités populaires satellites de Brasilia. C'est en effet bien entendu la capitale du Brésil que l'on évoque dès que l'on aborde le cas d'Abuja : même volonté de plannification urbaine, de rupture avec le passé colonial, de volonté d'aménagement du territoire au profit des territoires éloignés de la mer. Dans le cas d'Abuja, il y a également eu le désir de se situer à égale distance des deux grands pôles ethniques : Yoruba et Haoussa.

 

NIGERIA Abuja GE2 2009 500

Marqué d'une croix rouge, Eagle Square le coeur symbolique du Nigeria (image Goole Earth, 2009, L = 1 km)

NIGERIA Abuja GE1 2009 5km

Abuja et Karu au SE (image satellitale Goole Earth, 2009, L = 20 km)

NIGERIA Abuja GE1 2009 Karu 250

Quartier populaire à Karu (image Goole Earth, 2009, L = 1 km)

NIGERIA Abuja GE1 2009 500

Quartiers du District Central d'Abuja (image Goole Earth, 2009, L = 2 km)

NIGERIA Abuja GE1 2009 AsoHill

Au-dessus d'Abuja, le dôme rocheux d'Aso Hill (image Goole Earth, 2009, L = 2 km)

NIGERIA Abuja GE1 2009 75 AsoHill

Détail d'Aso Hill : cannelures et vasques (image Goole Earth, 2009, L = 300 m)

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