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L'Irak septentrionale : carte

Publié le par Paesaggio

L'Irak septentrionale : carte

Assyrie : le coeur de cet ancien puissant royaume (à son summum au VIIe siècle avant JC) correspond à l'Irak septentrionale.

Barrage de Mossoul : c'était autrefois le barrage Saddam. Haut de 120 mètres, il a été mis en service en 1986. Il fournit l'électricité aux villes du Nord et permet l'irrigation de la vallée du Tigre.

Erbil : cette antique cité fondée il y a 4 000 ans est une des principales villes de l'Irak septentrionale (plus d'un million d'habitants) et la capitale du Kurdistan autonome.

Kirkouk : c'est la deuxième plus grande ville du Nord de l'Irak (environ 1,5M habitants) bénéficiant d'un bassin pétrolier. A l'origine c'était une ville kurde, victime du nettoyage ethnique mis en place par Saddam Hussein.

Kurdistan autonome : cette région a obtenu son autonomie en 2005.

El-Koch : c'est une petite cité majoritairement chrétienne assyrienne.

Mossoul : c'est la seconde ville d'Irak (2,7M habitants), juste derrière Bagdad. Y vivait une importante et très ancienne communauté chrétienne (100 000 personnes environ). Les champs pétrolifères qui ont fait sa fortune se trouvent non loin de la ville.

Ninive (Ninawa) : cette ancienne capitale assyrienne a donné son nom a une province. Ses ruines se trouvent dans l'actuel périmètre urbain de Mossoul.

Sanjâr : cette petite ville poche de la frontière syrienne, située au pied d'un massif montagneux portant le même nom, était peuplée de Yézidi et de chrétiens.

Yézidis : ce sont des Kurdes pratiquant une religion monothéiste bénéficiant des influences religieuses de l'antique Perse et de l'islam sunnite. Ils ont été souvent persécutés et sont haïs par les islamistes radicaux. Plusieurs membres de la communauté viennent d'être massacrés par ces derniers.

 

Le barrage de Mossoul sur le Tigre (Google earth, 2004)

Le barrage de Mossoul sur le Tigre (Google earth, 2004)

Erbil (Google earth, 2004)

Erbil (Google earth, 2004)

Sinjâr

Sinjâr

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Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)

Publié le par Paesaggio

Localisée au pied des dernières retombées des monts Zagros, la ville de Yazd apparaît comme la porte d’entrée des deux grands déserts d’Iran oriental, le Dasht-e-Kavir (Grand désert salé) et le Dasht-e-Lut (Grand désert du vide), qui comptent parmi les zones les plus inhospitalières du Moyen-Orient, et qui ont toujours été des obstacles importants à la circulation Est-Ouest et Nord-Sud dans le pays.

Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)
Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)

Yazd peut être considéré la dernière oasis d’importance avant la longue traversée de ces étendues arides où les précipitations sont presque nulles. La ville elle-même est soumise à un climat aride, avec des précipitations annuelles de l’ordre de 60 millimètres. La survie de ce nœud commercial et stratégique a donc longtemps dépendu de l’adaptation des sociétés humaines à cet environnement extrême.

Dans ce contexte, le premier élément de tous est l’eau. Depuis des siècles, Yazd est alimenté non pas par des puits, mais par des centaines de kilomètres de canaux souterrains, les qanats, qui parcourent le piémont des monts Zagros. Ces derniers présentent en effet des altitudes souvent supérieures à 2000 mètres (la chaîne culmine même au Zard Khu, à 4548 mètres). Les chutes de neige hivernales viennent donc alimenter les nappes souterraines au printemps. Les qanats permettent d’accéder à ces réserves, et à en drainer une partie vers la ville, à des fins agricoles ou pour servir d’eau de boisson. Dans ce dernier cas, elle est stockée dans de colossales citernes souterraines, dont les coupoles sommitales ponctuent le tissu urbain.

Bien que souterrains, les qanats marquent l’espace et les paysages. En effet, leur percement génère des volumes importants de déblais, qui sont évacués par des puits successifs. En surface, ces cônes de terre, espacés d’une cinquantaine de mètres, permettent donc de retracer aisément le parcours des qanats. La technique des canaux souterrains est d’une grande simplicité est d’une grande longévité : aujourd’hui encore, Yazd est largement alimentée par des galeries creusées il y a des siècles. Cette méthode semblerait avoir été inventée en Iran, mais elle s’est depuis diffusée au Maghreb (ou les canaux sont appelés foggara), et des cas similaires ont été observés en Chine.

L’autre question centrale est celle de la température de l’air. En effet, dans ce climat aride, le thermomètre dépasse régulièrement les 45°C. Les habitants de Yazd se sont donc adaptés par la construction de maisons de terre aux murs épais, reliées par un lacis de passages couverts et de ruelles étroites ombragées par de hauts murs. Cependant, ils ont aussi élaboré un système tout à fait spécifique, que l’on ne trouve que de façon très localisée au Moyen-Orient : les badgirs (attrapeurs de vent). Toutes les grandes maisons de familles aisées sont surmontées de ces hautes cheminées massives, percées d’ouïes verticales dans lesquelles le vent s’engouffre. Passant par de larges conduits intégrés dans les murs, le courant d’air aboutit dans les pièces par de larges grilles, et les rafraîchit très efficacement. Les citernes souterraines sont elles aussi ventilées par quatre grands badgirs, qui refroidissent l’eau, et en préservent la salubrité.

Le cas de la ville de Yazd apparaît donc comme un exemple remarquable d’adaptation des sociétés aux contraintes du milieu. Toutefois, les techniques traditionnelles sont aujourd’hui remises en cause par des méthodes modernes, plus efficaces et plus économiques… mais quid de leur fiabilité et de leur durabilité ?

Martin Michalon

Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)
Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)
Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)
Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)
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Chercheurs d’eau et attrapeurs de vent dans le désert : la ville-oasis de Yazd (Iran)

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