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Articles avec #climat tag

Un froid plus intense dans les stations landaises : l'effet de clairière sableuse

Publié le par Paesaggio

Un froid plus intense dans les stations landaises : l'effet de clairière sableuse

Dans les Landes de Gascogne, en hiver par nuit claire, on est habitué à constater que les températures réelles sont généralement beaucoup plus basses que celles qui ont été annoncées ou rapportées dans les principales stations météorologiques régionales. Ainsi, le samedi 7 janvier au levée du jour, il faisait à l'aube - 5,3°C à Bordeaux mais - 7,2°C à Cazaux et - 8,6° à Salles.

Il faut d'abord constater qu'en France dans les médias, les valeurs annoncées  qui relèvent de la météorologie priment sur les valeurs réelles (celles que donne le thermomètre et qui relèvent de la climatologie). En fait en France, d'une manière générale, les journalistes se satisfont des annonces et des interprétations qu'ils imposent comme la réalité... comportement qui comme tout le monde peut l'avoir remarqué va bien au delà de la présentation du climat. Ce matin par exemple, meteociel.com indiquait qu'il faisait -7,9°C à Bordeaux à 8 heures (idem à mon thermomètre), ce qui n'empêchait pas les télévisions de passer en boucle que les minima étaient de - 6°C à Bordeaux.

Concernant, le froid plus marqué dans les clairières landaises que dans les vallées de la Garonne et de l'Adour, on lira l'article de Fernand Avila intitulé "Les climats thermiques locaux : Influence du substrat, du relief et de la végétation sur les températures dans des Landes et les plaines du Moyen Adour." Sud-Ouest Européen, 2004, n°18 : 131-142. L'auteur donne toute une série d'exemples établis dans le temps et l'espace sud-landais. Il développe les conséquences des inversions thermiques et note que le sable à la différence de l'eau (lacs landais) ou des limons bon conducteurs (vallée de l'Adour) ne retient pas la chaleur. Au contraire, la canopée de pins maritimes est à l'origine d'un effet de serre. Le phénomène est mis en lumière par l'imagerie satellitaire thermique. On peut parler d'effet de clairière sableuse.

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Aquitaine : un paysage climatique sujet d'inquiétude

Publié le par Paesaggio

Aquitaine : un paysage climatique sujet d'inquiétude

Qu'on se le dise : en Aquitaine (l'ancienne, pas la nouvelle) l'été 2016 a été grandement profitable aux nombreux touristes qui ont fait le choix de cette belle région : il n'y a eu pratiquement pas de pluie et des températures maximales journalières moyennes proches de 30° ! Le mois de septembre est parti sur le même rythme. Tout le monde s'en réjouit ou presque. En effet l'état de la végétation déjà touchée les années précédentes par des coups de chaud, inquiète, notamment sur le sable des Landes de Gascogne, et pas uniquement à cause des risques élevés d'incendies. Dans les sous-bois de chêne la mortalité est forte. Des plantes introduites comme Eleagnus ebbingei soit-disant résistantes à la pénurie d'eau, se meurent. Quant aux anciennes prairies sur sable autrefois destinées au pacage des ovins, elles partent en poussière. Le plus grave concerne les pins maritimes peu enclins à supporter de fortes sécheresses ; ils risquent donc dès l'hiver d'être attaqués par divers parasites. Est-on entré dans un nouveau cycle climatique ?

Station de Mont-de-Marsan (source : météociel)

précipitations en août 2016 : 3 mm nouveau record

précipitations cumulées de juillet et août 2016 : 11,9 mm [normale : environ 100 mm]

moyenne des maxima thermiques journaliers en août 2016 : 30,6°C

maximum enregistré en 2016 (le 19 juillet) : 40°6

Aquitaine : un paysage climatique sujet d'inquiétude
Aquitaine : un paysage climatique sujet d'inquiétude

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Le massif de la Malagueta à Santiago

Publié le par Paesaggio

Voilà un paysage caractéristique des îles les plus hautes du Cap-Vert : dominante jaune liée à la semi-aridité, relief d'origine volcanique accidenté, rareté des peuplements ligneux (forêt sèche) détruits ce qui s'explique en partie par l'omniprésence des hommes.

Voilà un paysage caractéristique des îles les plus hautes du Cap-Vert : dominante jaune liée à la semi-aridité, relief d'origine volcanique accidenté, rareté des peuplements ligneux (forêt sèche) détruits ce qui s'explique en partie par l'omniprésence des hommes.

Les massifs montagneux qui occupent l'intérieur des îles du Cap-Vert sont particulièrement escarpés, comme ici à la Magueta (1064 m). Cela donne des paysages à couper le souffle et permet à plusieurs agences de tourisme de proposer de superbes et rudes randonnées, dans un contexte de sécurité civile disparu dans les Etats africains vis-à-vis.

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Paysage climatique : records de décembre à Cazaux, Gironde

Publié le par Paesaggio

Cazaux via Google earth
Cazaux via Google earth
Cazaux via Google earth

Cazaux via Google earth

Le 23 décembre, nous nous étions donnés rendez-vous pour aujourd'hui en annonçant de possibles records. Ces derniers sont bien là. Depuis le début du mois de décembre, nous observons en Aquitaine avec une certaine stupéfaction des températures particulièrement élevées et un déficit de précipitations qui pourrait se révéler gravissime dès le printemps. Il nous a semblé intéressant de comparer ce qui se passait d'une année à l'autre. Pour cela nous avons choisi de nous focaliser sur une commune des Landes de Gascogne, Cazaux, connue pour sa base aérienne. C'est une des stations pour lesquelles le site Meteociel.fr nous offre des données statistiques détaillées [même si elles sont parfois entachées de petites lacunes]. Les séries vont de 1974 à 2015. On note des variations par rapport à Bordeaux, notamment parce que les clairières sableuses des Landes de Gascogne enregistrent généralement des extrêmes thermiques plus marqués. Cependant à Cazaux, la présence du lac tendrait à effacer  ce phénomène.

Au dernier jour du mois de décembre 2015, la moyenne des températures maximales est de 15,8°C.  Il s'agit donc d'un record : il n'a fait que 14°6 en décembre 2000, ancien record, et 14°5 en 1989. Par contre nous sommes très au-dessus du minimum de 6°8 en 1975.

En revanche nous restons dans la moyenne de la moyenne des minimas : 4,0°C, les extrêmes étant de 6°7 en 2006 et de -0°2 en 2001. Les gelées blanches ont cependant été fréquentes dans les Landes de Gascogne à la différence de ce qui se passait à Bordeaux ou même au NO de la France.

En ce qui concerne les précipitations, le record de déficit est battu en dépit de la pluie du 31 décembre : 10,2 mmm contre 12 mm pour le mois de décembre 2001, la moyenne mensuelle de décembre avoisinant 95 mm. Comme il a très peu plu depuis l'été certains arbres sont déjà affectés. Une catastrophe est prévisible sauf retournement complet de situation. Il est par contre raisonnable de penser que le record absolu de précipitations pour ce mois ne sera pas battu : 415 mm en 1982 !

Rendez-vous le 1er janvier pour vérification.

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