Les mines de rubis du Mont Hsu au Myanmar
En Birmanie (ou Myanmar), la recherche des pierres précieuses est une seconde nature. C'est de Birmanie que sont venus les
premiers prospecteurs de Païlin au Cambodge et de Chanthaburi en Thaïlande. En ce qui concerne les rubis, si la capitale historique et commerciale du Nord est Mandalay, le grand centre de
production est la ville mythique de Mogok, un peu plus au nord. Depuis 1991, il existe un autre grand centre de production : Mont Hsu en pays Chan non loin des trois frontières (Chine,
Laos, Thaïlande). L'exploitation se partage entre entreprises étatiques et petites sociétés patentées. Les travailleurs, mal payés, travaillent dans des conditions et selon des techniques
qui n'ont pratiquement pas changé depuis un siècle. Sur les images Google Earth, on voit l'érosion que cela génère. Les rubis de Mont Hsu sont moins beaux que ceux de Mogok mais ils profitent
autant au régime militaire birman, un des plus sinistres de la planète, lui-même soutenu par le régime chinois. On sait que Total qui exploite le pétrole birman permet à ce régime de se
financer. Nos amis anglo-saxons (ceux qui ont envahi l'Irak pour son pétrole) ne se privent pas de le répéter. Ils sont en revanche d'un grand mutisme sur leur refus d'interdire
l'importation des rubis birmans, une autre source de revenus pour ce régime. Devinette : qui seraient les principaux perdants au cas où un boycott se mettrait en place ? La Thaïlande, la
Chine, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ?






Commenter cet article