La mine d'or de Misima en Papouasie : un exemple ?
Misima est une toute petite île volcanique (260 km2, 40 X 6 km, 1035 m d'altitude - voir Image Google Earth) , couverte de
forêt pluviale, de l'archipel des Louisiades, dans la province de Milne Bay en Papouasie Nouvelle-Guinée. Cet archipel est situé à l'extrême-est de ce grand pays océanien. La population de Misima
serait d'environ 9 000 habitants.
Une mine d'or (et accessoirement d'argent) y a été ouverte en 1988 et a commencé à produire en 1990. Elle a définitivement fermé en 2004. La mine a été exploitée par Misima Mine Limited (MML) une filiale à 80% de la société Placer Dome Inc. (siège à Vancouver au Canada).
Contrairement à d'autres expériences de ce type, dont nous nous sommes faits l'écho, on peut considérer que la population locale a plutôt bénéficié de la mine, grâce une bonne concertation entre acteurs. Cette population ancrée dans ses traditions rurales a été prioritairement employée : 650 emplois au total. L'entreprise a aidé ses employés à obtenir les diplômes ou les certificats nécessaires à la pratique de métiers qualifiés, comme la comptabilité ou l'ingénierie. MML a par ailleurs organisé un comité consultatif composé de tous les acteurs locaux (chefs de villages, églises, ONG, autorités locales, propriétaires terriens). Cela a permis d' identifier des priorités : maintenir le niveau de développement : l'indépendance alimentaire, des sources alternatives de revenu et la maintenance de l'infrastructure publique. Afin d'aider les populations à résoudre le problème agronomique, MML a créé un partenariat avec Conservation International et le Japan Human Development Fund. Ce programme, le SLUNP (Substainable Land Use and Nutrition Program), a permis de créer un centre agricole pilote qui, au travers de jardins de démonstration, aide les populations à identifier et à analyser les pratiques permettant d'optimiser l'utilisation de leurs terres. Une usine de transformation du copra a été financée afin de produire de l'huile et des produits dérivés. Après son départ fin 2004, MML a laissé sur place l'équipement de maintenance de la voirie, et la communauté dispose de réserves financières épargnées sur les royalties minières.
Une mine d'or (et accessoirement d'argent) y a été ouverte en 1988 et a commencé à produire en 1990. Elle a définitivement fermé en 2004. La mine a été exploitée par Misima Mine Limited (MML) une filiale à 80% de la société Placer Dome Inc. (siège à Vancouver au Canada).
Contrairement à d'autres expériences de ce type, dont nous nous sommes faits l'écho, on peut considérer que la population locale a plutôt bénéficié de la mine, grâce une bonne concertation entre acteurs. Cette population ancrée dans ses traditions rurales a été prioritairement employée : 650 emplois au total. L'entreprise a aidé ses employés à obtenir les diplômes ou les certificats nécessaires à la pratique de métiers qualifiés, comme la comptabilité ou l'ingénierie. MML a par ailleurs organisé un comité consultatif composé de tous les acteurs locaux (chefs de villages, églises, ONG, autorités locales, propriétaires terriens). Cela a permis d' identifier des priorités : maintenir le niveau de développement : l'indépendance alimentaire, des sources alternatives de revenu et la maintenance de l'infrastructure publique. Afin d'aider les populations à résoudre le problème agronomique, MML a créé un partenariat avec Conservation International et le Japan Human Development Fund. Ce programme, le SLUNP (Substainable Land Use and Nutrition Program), a permis de créer un centre agricole pilote qui, au travers de jardins de démonstration, aide les populations à identifier et à analyser les pratiques permettant d'optimiser l'utilisation de leurs terres. Une usine de transformation du copra a été financée afin de produire de l'huile et des produits dérivés. Après son départ fin 2004, MML a laissé sur place l'équipement de maintenance de la voirie, et la communauté dispose de réserves financières épargnées sur les royalties minières.
Allen L. Clark et Jennifer Cook Clark (3) - The Misima mine : an assesssment of social and cultural issues and
programmes - s'ils sont d'accord pour mettre en évidence des éléments positifs en recensent d'autres franchement négatifs comme la dislocation de la cohésion sociale et des valeurs,
l'hyper-inflation, la distribution inéquitable des revenus, etc.
Les problèmes les plus graves s'affirment d'un point de vue environnemental. La mine est malheureusement depuis 2004 (4) suspectée d'être à l'origine d'un empoisonnement du poisson et des autres ressources halieutiques.
Pour connaître les paysages liés à l'activité minière : http://paesaggio.over-blog.com/categorie-10917273.html
Références
en français :


J.M. Lebigre, 16 juin 2009
Les problèmes les plus graves s'affirment d'un point de vue environnemental. La mine est malheureusement depuis 2004 (4) suspectée d'être à l'origine d'un empoisonnement du poisson et des autres ressources halieutiques.
Pour connaître les paysages liés à l'activité minière : http://paesaggio.over-blog.com/categorie-10917273.html
Références
en français :
1. http://www.novethic.fr/novethic/entreprise/impact_local/sites_et_riverains/comment_accompagner_mieux_fermeture_mine.jsp
en anglais :
2. http://www.indigenousportal.com/Table/Mining-and-Extractive-Industries/
3. http://www.natural-resources.org/minerals/development/docs/pdfs/misimacasestudy.pdf
4. http://www.indigenousportal.com/Mining-and-Extractive-Industries/DEAD-FISH-BLEACHED-CORAL-RAISE-CONCERN-IN-PNG%E2%80%99S-MILNE-BAY.htmlen anglais :
2. http://www.indigenousportal.com/Table/Mining-and-Extractive-Industries/
3. http://www.natural-resources.org/minerals/development/docs/pdfs/misimacasestudy.pdf


J.M. Lebigre, 16 juin 2009
Commenter cet article