Les marais salants de Toliara à Madagascar
Dans le Sud-Ouest malgache, on pratique la saliculture selon des techniques arrivées du
Gujarat, région du Nord-Ouest de l'Inde, à la frontière de Pakistan, dont sont originaires la presque totalité des Indiens établis sur la Grande Ile.
Les conditions y sont en effet fort propices :
Les conditions y sont en effet fort propices :
- - de grandes étendues planes en arrière des mangroves : les tannes ;
- - un ensoleillement exceptionnel (près de 3 595 heures par an) ;
- - un vent fort et régulier venant du Sud : le "tsiokantimo" ;
- - une intéressante concentration du sel (minéralisation souvent supérieure de deux fois à celle de l'eau de mer) dans l'eau de la nappe phréatique des tannes
- - la main d'oeuvre est bon marché.
On voit sur l'image Google Earth (n°2), prise sur le tanne d'Ankiamena au sud de Tuléar (Toliara), ces fosses dans lesquelles on puise l'eau pour la déverser dans des oeillets où se fait la concentration du sel avant sa récolte.

1. Salins et habitat à Besakoa, au nord-ouest de Tuléar, en 2007 (image Google Earth)
2. Salins du marais d'Ankiamena au sud de Tuléar
3. Salins au nord-ouest de Tuléar
4. Sel prêt pour la récolte dans un oeillet
5. Le quartier de Besakoa derrière les salins. La mosquée est celle d'une des communautés gujarati de Tuléar.

6. La famille d'un des ouvriers saliniers_sur le tanne d'Ankiamena et un étudiant de géographie menant ses enquêtes. C'était en 1987.
Jean-Michel Lebigre,19_juin_2009
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