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Articles avec #paysages miniers tag

Les mines de Carmaux

Publié le par Jean-Michel Lebigre

44°03'N - 02°09'E
Non loin d'Albi et de Cordes, dans le département du Tarn, l'agglomération de Carmaux (la communauté de communes du Carmausin) représente environ 17 000 habitants. Le paysage et le climat n'ont rien à voir avec celui d'autres centres miniers plus septentrionaux : ils sont plutôt agréables ; rien à voir avec le Pays Noir du Nord de la France. De plus, on y trouve un des rares exemples français de grande excavation minière à ciel ouvert.

Depuis la fermeture des mines de charbon, la situation y est cependant morose. La reconversion à l'exploitation du patrimoine minier, malheureusement bien coûteuse pour le contribuable, à Cap'Découverte, n'amène que de rares touristes.

On trouvera une bonne documentation sur l'histoire des mines de Carmaux sur différents sites, notamment à :

http://www.carmaux.fr/mine.htm

http://histocarm.free.fr/Histo_Cx.htm

FR Carmaux 2006 GE100
Le centre de Carmaux (image Google Earth de 2006)

Jardins ouvriers à Carmaux

Brique rouge et ciel bleu : un air de vacances à la mairie de Carmaux


La mine de la Découverte (image satellitale Google Earth) ne fonctionna que de 1985 à 1997 : un gros investissement non rentabilisé
 
FR Blaye-les-Mines 2006 GE100
Le village de Blaye-les-Mines (image Google Earth de 2006) : le village de Blaye d'Albigeois fut rebaptisé en 1934. Il est devenu un centre résidentiel important pour les mineurs et leurs familles. Il compte actuellement environ 3 000 habitants contre 5 500 en 1968.
 
BlayeMine JML Juil2009 016
Dans le centre de  Blaye-les-Mines
Cagnac-les-Mines : de la mine au musée                                                                                                  Première publication : 28 juillet 2009
Cagnac-les-Mines : de la mine au musée                                                                                                  Première publication : 28 juillet 2009Cagnac-les-Mines : de la mine au musée                                                                                                  Première publication : 28 juillet 2009
Cagnac-les-Mines : de la mine au musée                                                                                                  Première publication : 28 juillet 2009Cagnac-les-Mines : de la mine au musée                                                                                                  Première publication : 28 juillet 2009

Cagnac-les-Mines : de la mine au musée Première publication : 28 juillet 2009

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Shinkolobwe (Katanga, RDC), mine de l'uranium de la bombe d'Hiroshima

Publié le par Paesaggio

Shinkolobwe (Katanga, RDC), mine de l'uranium de la bombe d'Hiroshima

Située non loin de Likasi au Katanga (ex-Shaba), la mine de Shinkolobwe  [11°02'S, 26°35'E] est officiellement fermée depuis 1960 mais des mineurs clandestins continuent d'y extraire de l'uranium et du cobalt.  En janvier 2004, le président de la République Joseph Kabila a  d'ailleurs confirmé cette fermeture en signant un décret présidentiel portant classement de Shinkolobwe comme zone interdite à toute activité minière. Cependant en août 2006, le Sunday Times apprend au monde que les douaniers tanzaniens auraient intercepté fin 2005, un chargement d'uranium 238 à destination de l'Iran ce qui a été bien entendu démenti.

L'exploitation clandestine, qui est encore d'actualité en 2009, est confirmée par l'Agence de Presse congolaise Syfia Grands Lacs qui dans un article du  2 décembre 2004 titrait : "Katanga : les mineurs clandestins défient la radioactivité". En voilà deux extraits :

" Là, les mineurs descendent au fond des carrières en équipe de deux à cinq personnes par des escaliers taillés sommairement. Une fois en bas, ils creusent dans la boue ou cassent des pierres pour créer des galeries et trouver les bons filons. Puis ils chargent des sacs de raphia de 50 à 60 kg sur leur dos et les remontent à la surface. Dans ces galeries profondes parfois de plus de 200 m, le travail se fait à l’aide de pelles, de pioches, éclairé par des torches et des lampes-tempête. "Ces conditions rudimentaires de travail sont à la base des éboulements qui tuent chaque mois des creuseurs dans l’anonymat total..."

"... L'uranium est acheté par les Chinois, Coréens, Pakistanais, etc. On en retrouve aussi à Kinshasa d'après l'Ong Global Witness. Selon un ingénieur de la Gécamines ayant requis l’anonymat, ce trafic ne concerne pas seulement l’uranium extrait de Shinkolobwe ou de Luswishi près de Lubumbashi mais aussi les déchets radioactifs enfouis au Katanga dans les années 1970. En dépit de la récente mise en garde de l'AIEA, les jeunes creuseurs, notamment ceux de Shinkolobwe Central, estimés à plus de 3 000, continuent à descendre sous terre... "

Le gisement d'uranium avait été repéré en 1915 par l'Union Minière du Haut Katanga. L'exploitation commenca en 1921 faisant de la Belgique le premier producteur mondial de radium. L'extraction du radium était réalisée à la Société Générale Métallurgique de Hoboken (SGMH) à Olen. La mine ferma cependant une première fois en 1937.

Shinkolobwe n'a pas la célébrité qu'elle pourrait légitimement avoir : c'est en effet là que fut extrait l'uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima. L'uranium fut vendu au gouvernement étatsunien par le directeur de l'Union Minière du Haut-Katanga qui arriva à faire exporter vers les Etats-Unis 1 200 tonnes de minerai en 1939. Les Etats-Unis parviennent à faire rouvrir la mine en 1942 mais, du fait de sa mauvaise rentabilité, celle-ci a été fermée pour une seconde fois en 1960, puis gardée par des militaires jusqu’à la chute de Mobutu en 1997. C'est le règne des trafiquants de toutes nationalités, notamment  un Nord-Coréen connu sous le nom de "Maître Kim". A leur service plusieurs milliers de clandestins travaillant au péril de leur santé et de leur vie. Quelle sera la suite ? Selon l'ASHADO Katanga, en mars 2009, l’Etat congolais aurait signé avec le groupe nucléaire français AREVA un accord donnant à cette société le monopole sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium sur l'ensemble du territoire de RDC.

Images satellitales de 2009 (Google Earth) : le gisement et le village

ZAI Shinkolobwe-uranium GE11 2009

ZAI Shinkolobwe-uranium GE12

ZAI Shinkolobwe-uranium GE13

Premier partage : 21 décembre 2009

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Le Donbass

Publié le par Paesaggio

Le Donbass et la frontière russo-ukrainienne  - CLIQUEZ SUR LES ILLUSTRATIONS POUR LES AGRANDIR

Le Donbass et la frontière russo-ukrainienne - CLIQUEZ SUR LES ILLUSTRATIONS POUR LES AGRANDIR

Le Donbass au sens strict désigne le bassin houiller du fleuve Donets. Il correspond sans les couvrir entièrement aux oblasts (provinces) de Donetsk (4,5 Mh, 26 000 km2) et de Louhensk (2,2 Mh, 26 000 km2) en Ukraine, et accessoirement à celui de Rostov-sur-Don en Russie (4,2 Mh, 100 000 km2). C'est une grande région industrielle de l'ancienne Union Soviétique s'étendant sur à peine plus de 30 000 km2 et comptant environ, avant l'actuel conflit, six millions d'habitants majoritairement russophones. Parmi les plus célèbres immigrés russes, citons Nikita Krouchtchev arrivé à Donetsk en 1908, à l'âge de 14 ans, en provenance de Kalinovka dans l'oblast de de Koursk. Le Donbass, qui produit un excellent charbon à coke, a bénéficié de la proximité des gisements de fer de Kryvyl Rih (Krivoy Rog). La sidérurgie, la métallurgie et la carbochimie ont pu s'y développer.

On observera que le Donbass s'inscrit dans un territoire historique plus vaste, celui des Cosaques du Don, créé au XVIIe siècle. Rappelons que le terme "cosaque" ne s'applique ni à un groupe ethnique, ni à une caste mais à un genre de vie, libre et guerrier. De 1918 à 1920, l'Assemblée des Cosaques du Don (capitale : Novotcherkassk) s'oposa aux bolchéviques ce qui conduisit à la sanglante répression dénommée "décosaquisation" de 1920 à 1932.

La ville minière la plus ancienne serait Sloviensk qui, dès le XVIIe siècle, produisait du sel. La plus grande ville de cette région minière est Donetsk (près d'un million d'habitants pour une agglomération de 1,8M habitants), fondée en 1869 et très étendue. La diversification des activités y est palpable. Il y avait dans le Donbass, il y a quelques années encore, environ 190 sites d'extraction du charbon, comme Pivdennodonbaska, Scochinsky, Bilozerska, Sverdanosk, Hliboka, Torez, etc. Le paysage oppose zones minières et industrielles à l'environnement très dégradé, zones d'habitations et de petits jardins (nos corons en plus verts) dominées par des terrils, et secteurs agricoles exploités par une paysannerie plutôt ukrainophone. Aujourd'hui le Donbass, comme toutes les régions houillères d'Europe, se présente comme un territoire en crise. Les puits ferment les uns après les autres, et les sociétés minières en se concentrant débauchent. Les kopanka, petites exploitations illégales à ciel ouvert, se sont multipliées. La production officielle de charbon est progressivement passée de 200 à moins de 55 millions de tonnes.  Depuis quelques années, la population déclinait rapidement parailleurs, ce que l'actuel conflit a amplifié. Beaucoup d'analystes des évènements en cours ont oublié de prendre cet élément fondamental en compte : ni l'Ukraine, ni la Russie n'ont la capacité de résoudre la crise économique qui touche cette région, la vouant à un inéluctable déclin.

Voir aussi :  

Géographie régionale de l'Ukraine

Marioupol avant la guerre

Torez, Ukraine

Je suis Volnovakha

Cartes topographiques sur le Donbass

Odessa entre Bessarabie, Moldavie et Transnistrie

Première version de cette page : 17 avril 2014

Trois cartes pour situer le Donbass
Trois cartes pour situer le Donbass
Trois cartes pour situer le Donbass

Trois cartes pour situer le Donbass

Debaltseve est un important noeud ferroviaire et routier du Donbass. Sa chute aux mains des forces armées par la Russie en plein cessez-le-feu de février 2015 jette un éclairage cru sur le peu de cas que fait ce pays du droit international et de ses engagements.

Debaltseve est un important noeud ferroviaire et routier du Donbass. Sa chute aux mains des forces armées par la Russie en plein cessez-le-feu de février 2015 jette un éclairage cru sur le peu de cas que fait ce pays du droit international et de ses engagements.

Plan de Kramatorsk : la ville se trouve au nord-ouest du Donbass, à 75 km de Donetsk. Elle compte 150 000 hab. Sa fonction industrielle est parti d'un noeud ferroviaire et d'une gare créés  vers 1868.

Plan de Kramatorsk : la ville se trouve au nord-ouest du Donbass, à 75 km de Donetsk. Elle compte 150 000 hab. Sa fonction industrielle est parti d'un noeud ferroviaire et d'une gare créés vers 1868.

Plan de Donetsk, la plus grande ville du Donbass

Plan de Donetsk, la plus grande ville du Donbass

Le Donbass vu sur Google Earth .

Le Donbass vu sur Google Earth .

1. Imbrication des activités à Slaviansk sur Google earth - 2 et 3. Terrils1. Imbrication des activités à Slaviansk sur Google earth - 2 et 3. Terrils
1. Imbrication des activités à Slaviansk sur Google earth - 2 et 3. Terrils

1. Imbrication des activités à Slaviansk sur Google earth - 2 et 3. Terrils

Habitat du Donbass sur Google earth : 1. collectif à Kramatorsk,  2. à Krasnyi Loutch
Habitat du Donbass sur Google earth : 1. collectif à Kramatorsk,  2. à Krasnyi Loutch

Habitat du Donbass sur Google earth : 1. collectif à Kramatorsk, 2. à Krasnyi Loutch

Google earth : 1 et 2. Villages-rues du Donbass - 3. La lisière (à Donetsk )
Google earth : 1 et 2. Villages-rues du Donbass - 3. La lisière (à Donetsk )
Google earth : 1 et 2. Villages-rues du Donbass - 3. La lisière (à Donetsk )

Google earth : 1 et 2. Villages-rues du Donbass - 3. La lisière (à Donetsk )

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Torez, Ukraine

Publié le par Paesaggio

48°02'N, 38°37'E

L'actualité récente a mis en lumière une ville minière ukrainienne de 55 000 habitants, située à 120 km de Donetsk et portant curieusement le nom d'un ancien dirigeant du PCF. C'est l'année de la mort de Maurice Thorez (juillet 1964) que Tchistiakovo est rebaptisée Torez (ne pas confondre avec le détroit du même nom entre Australie et Papouasie). Notons que dans le Donbass ukrainien, on reste très attaché aux grands hommes vénérés du temps de l'Union Soviétique. Le régime a changé mais leurs statues sont toujours là.

L'avion de la Malaysian, s'est quant à lui écrasé à quelques kilomètres au nord de Torez près du village de Grabove, 50 ans jour pour jour après la décision de rebaptiser. Tchistiakovo.

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Situation de Torez et Sijne (c'est de là que serait parti le missile qui a détruit l'avion de Malaysian) sur GE

Situation de Torez et Sijne (c'est de là que serait parti le missile qui a détruit l'avion de Malaysian) sur GE

Torez vu sous Google earth
Torez vu sous Google earth

Torez vu sous Google earth

Grabove

Grabove

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