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Articles avec #madagascar tag

L'arbre enclos

Publié le par Jean-Michel L.

24°55'S, 45°20'E

Région: Androy (Madagascar)

Diamètre = environ 250 mètres

 

MAD enclos 2010 GE100

Image GeoEye 2010

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Vovo dans le lit de l'Onilahy à Belamoty, Sud malgache

Publié le par Jean-Michel L.

Sur l'image, on peut voir les petits cratères creusés dans le sable alluvial, que constituent les vovo, des puits traditionnels ici creusés à la main. Des sentiers, parcourus par des femmes équpées de seaux, y mènent depuis le quartier formé de cases végétales basses orientées au Nord. La pauvreté ne permet pas d'adduction d'eau. Il faut espérer que la nappe n'est pas contaminée par les déchets organiques, ce qui n'est pas toujours le cas. .

 

 

MAD Belamoty 2010 GE66vovo

Imagreie satellitale GeoEye / Google de 2010 ; L = 300 à 400 mètres.

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Les exploitations de saphir de l'Ibara (d'Ilakaka à Sakaraha) : un phénomène hors-norme

Publié le par Jean-Michel Lebigre

C'était le domaine des agropasteurs bara. A partir de 1997, dans des paysages malgaches dignes par leur aspect grandiose des meilleurs westerns s'est développée une activité extractive qui a tout bouleversé. Celle du saphir.  On dit qu'il s'agit du plus important gisement du monde. Au départ il était localisé sur la rivière Ilakaka. Aujourd'hui il s'étend sur toute la Haute-Malio (bassin du Mangoky au nord), sur la Haute-Taheza et la Berahy (bassin de l'Onilahy au sud), la Maninday (bassin du Firehenana à l'ouest. Cela touche deux fivondronana (équivalent d'un petit département français en moins peuplé) : celui d'Ihosy et celui de Sakaraha.

Des villes nouvelles sont sorties spontanément de terre sans la moindre infrastructure moderne, de même que des pistes. Tout un monde s'organise dans un paysage constellé de cratères dans lequel les cours d'eau crachent de la terre rouge.

Une question cruciale : en quoi cela profite-t-il à la population bara autochtone ? L'article signalé ci-dessous esquisse des réponses.

A lire en ligne :

Feltz, Gaëtan et Razafimandimby, Mirana, 2010.- Saphir et développement local dans la commune rurale de Ranohira : les fokontany d’Andohanilakaka et de Manombobe (district d’Ihosy, Région Ihorombe)». Taloha, 19-20.

 

MAD GE Saphir

La région (environ 60 X 60 km) traversée par la RN7 en jaune. Les onglets rouges indiquent des gisements exploités. La limite de l'investigation est liée à une partie de l'imagerie trop ancienne pour donner un panorama complet.

MAD saphir 5.2009 GE60 2255'4453'

22°55'S, 44°53'E - Une ville nouvelle probablement Ananalava. Sur la place de terre battue deux gros camions. Image Google earth de 2009.

MAD saphir 5.2009 GE60 2252'4502

Gisement sur la Haute-Taheza : un environnement "en champ de bataille". Imagerie Google earth de 2009.

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Ilakaka et Manombobe : Madagascar à l'épreuve des mines artisanales

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Les mines exploitées par des grandes multinationales profitent généralement peu aux populations locales mais qu'en est-il des mines artisanales ? Ces dernières concernent plutôt des minéraux dits précieux comme l'or et l'argent ainsi que diverses pierres précieuses comme le diamant, le rubis, l'émeraude, etc. Dans les économies de pays pauvres, la découverte de ce type de richesse s'apparente à une véritable aubaine. 

Dans le cas de la localité Ilakaka (en fait Andohanilakaka) et de Manombobe (qui relève de la commune d'Ilakaka), les découvertes de gisements de saphir en 1997 ont contribué à  faire croire à tort :
1) aux politiciens et médias locaux que le pays était immensément riche ;
2) au petit peuple assommé par la misère qu'il allait s'enrichir rapidement.

Il n'en a rien été... sauf pour quelques rares chanceux, quand cela ne s'est pas retourné contre eux sous forme de vol ou d'assassinat. Se sont également enrichis les commerçants thailandais et srilankais ayant ouvert des shops, comptoirs d'achat de pierres. Voilà un triste remake de la "Ruée vers l'or", joué d'abord entre l'Alaska, le Yukon et la Californie, puis rejoué au Brésil (célèbre Serra Pelada), en Guyane française (orpaillage clandestin), en Colombie, aux Philippines ou au Zaïre (actuelle RDC).
Les conséquences sociales (pertes de bras dans l'agriculture, accidents mortels, banditisme) et environnementales en sont tragiques.

Pour le géographe, le sociologue ou l'économiste, les conséquences du phénomène sont passionnantes avec la création de bourgs et de villes à l'avenir incertain. N'oublions pas toutes ces villes fantômes des Etats-Unis et du Canada. Ici des images Google Earth nous montrent l'évolution récente d'Ilakaka et de Manombobe, autre petite ville surgie à une quinzaine de kilomètres à l'ouest d'Ilakaka.
          Références :

Feltz, Gaëtan et Razafimandimby, Mirana, 2010.- Saphir et développement local dans la commune rurale de Ranohira : les fokontany d’Andohanilakaka et de Manombobe (district d’Ihosy, Région Ihorombe)». Taloha, 19-20.

Guérin, Catherine et Moreau, Sophie, 2000.- Ilakaka (Madagascar): la ruée vers le saphir. Les Cahiers d'Outre-Mer, 211 : 253-272.



1. Urbanisation sauvage à Andohanilakaka, le long de la RN7  (image Google Earth de 2002).

2.  L'espace est criblé de milliers de cratères correspondant à de petites exploitations artisanales ; pour la main d'oeuvre les accidents sont innombrables (image Google Earth).

3. Les forêts galerie à fort endémisme (on voit ici le magnifique palmier micro-endémique Ravenea rivularis) font les frais de l'exploitation minière même si cela paraît accessoire face au drame social
MAD Ampandravelo 100 nov2002
4. Manombobe en novembre 2002 (Image Google Earth ; L = 500 m)
MAD Ampandravelo 100 sep2009
5. Manombobe en mars 2009 (Image GeoEye / Google Earth ; L = 500 m)

Première publication le 24 mai 2009, article réactualisé le 31 janvier 2012

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