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Articles avec #madagascar tag

Ambatovy ou Madagascar producteur de nickel et de cobalt

Publié le par Jean-Michel L.

En ce mois de novembre 2012 a eu lieu la première exportation de minerai concentré par la société canadienne Sherritt International, sorti de l'usine construite immédiatement au sud de Toamasina (Tamatave).

  • 1) Le minerai est extrait sur 1 300 ha sur les sites d'Ambatovy et d'Analamay près de Moramanga à 1150 mètre d'altitude en pleine forêt pluviale ;
  • 2) il est expédié vers Toamasina au niveau de la mer par une conduite de 220 km sous forme de boue (pulpe) à la vitesse de 800 tonnes par heure, ce qui demande de grands volumes d'eau ;
  • 3) il est concentré à l'acide par livixation dans le complexe industriel de 320 ha aménagé au sud de Toamasina, villages d'Ambalantenina et d'Antanandava ;
  • 4) l'acide est tamponné avec de la chaux importée puis stocké ;
  • 5) le minerai concentré est exporté par le port de Tamatave.

En tout l'investissement, gigantesque à l'échelle du pays, a été d'environ 4,5 milliards d'euros.

On entre aujourd'hui dans une phase cruciale : les aménagements ont fourni de l'emploi à des milliers de travailleurs mais le site d'extraction, l'usine et le port fonctionnent à partir de maintenant avec peu de main d'oeuvre. Déjà des manifestations ont commencé le 12 novembre sous la houlette du TMMAN (Tsy misy miala aketa niany). Pour Madagascar, les retombées de la mine devraient être importants en termes financiers mais, comme pour l'usine du Sud en Nouvelle-Calédonie, la peur d'un désastre environnemental subsiste. Déjà plusieurs fuites de dioxyde de soufre ont eu lieu à l'usine (voir : Tsimok'i Gasikara).

Voir :

Le site officiel "Ambatovy" (en français et en anglais)

Le site de Mining Watch Canada : Une nouvelle histoire d'horreur minière ? Le projet Ambatovy

Tsimok'i Gasikara: (en malgache et en français) : fuite chimique, un mort

madagascar nickel

MAD Ambatovy GE2012

MAD Ambatovy GE2012 140

Ambatovy, 18°50'S, 48°18'E L'extraction du minerai (GeoEye / Google earth, 2011)

MAD Tamatave Ambatovy GE2012 600

Toamasina, 18°12'S, 49°21'E La transformation du minerai (GeoEye / Google earth, 2011).

MAD Tamatave Ambatovy GE2012 100

Toamasina, 18°12'S, 49°21'E Un lotissement pour cadres de l'usine.

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Ruralité : sur la place du marché en pays Betsileo

Publié le par Jean-Michel L.

Hommage à une des plus attachantes civilisations rurales de l'océan Indien... sur fond de vieilles maisons de briques.

 

1984 MAD Betsileo JML 11R

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Au lac Anony, pays Tanosy, Madagascar

Publié le par Jean-Michel L.

Ce lac est en fait une grande lagune saumâtre séparée de l'océan Indien par un lido qui n'est pas une gêne à la circulation de l'eau. Sur une partie du pourtour de la lagune, s'étendent de grandes plantations géométriques de sisal.

 

MAD JML 1984 23RR

Pot-au-noir (scan de diapositive prise en 1984)

MAD anony 2011 GE2700

Image Google earth de 2011

MAD 2011 GE700

Image Google earth de 2011

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Les « lavaka » des hautes-terres de Madagascar

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Le terme lavaka est malgache mais il est passé dans le vocabulaire géomorphologique international grâce à Jean Riquier (1954), un pédologue français. On peut donc mettre un S au pluriel ! Les lavakas sont des formes d'érosion très spectaculaires, façonnées sur des versants altérés en principe sur des roches cristallines. Pour complèment d'information, on pourra aller voir la page consacrée aux tampoketsa.

Au fond d'un lavaka, on peut voir des sourcins, points de départ d'un petit réseau de drainage qui permet de transporter vers l'aval le produit de l'érosion. A Madagascar, on trouve des lavakas sur une grande partie des Hautes-Terres. Ceux qui sont présentés ici à partir d'images Google earth sont particulièrement grands puisqu'à chaque image correspond approximativement à un espace de 800 X 420 mètres. En voilà trois générations :

  • - un lavaka vif actuel, en pleine évolution
  • - un lavaka dont le fond est fossilisé par de la végétation forestière
  • - un lavaka "mort" ancien, complètement fossilisé par la végétatition

Il existe un débat entre ceux qui pensent que l'existence des lavakas de Madagascar est seulement imputable aux hommes et ceux qui pensent (c'est mon cas) que les lavakas les plus anciens sont antérieurs à l'établissement d'hommes sur les Hautes-Terres.

Références :

Andriamampianina, N., 1985.- Les lavaka malgaches : leur dynamique érosive et leur stabilisation. Madagascar Revue de Géographie, 46 : 69-85.

Petit, M., 1971.- Contribution à l'étude morphologique des reliefs granitiques à Madagascar. Tananarive, Imprimerie Centrale (thèse d'Etat de Lettres - Aix, 1970), 308 p. + 112 fig.

Petit M. & Bourgeat, F., 1965. Les « lavaka » malgaches : un agent naturel d'évolution des versants. Bull. Ass. Géog. Fr., 332, 29-33.

Rabarimanana, M.H., Raharijaona, L.J. & Chorowicz, J., 2003.- Cartographie des lavaka par télédétection : analyse des facteurs et gestion des espaces ruraux à Madagascar. Télédétection, vol. 3, n° 2-3-4 : 105–130.

Riquier, J., 1954.-  Etude sur les « lavaka ». Mémoires de l'Institut Scientifique de Madagascar, Tananarive,  Série D : Sciences de la Terre, 1954, 169-189.



Première publication : 21 mars 2009

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