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Articles avec #cartes tag

Géographie du Kurdistan

Publié le par Paesaggio

Le Kurdistan est la région à cheval sur quatre Etats (Turquie, Iran, Irak, Syrie) où la population kurde est majoritaire. Cet espace couvre environ 500 000 km2 et est peuplé par environ 25 à 30 millions de Kurdes. La diaspora kurde compte plus de cinq millions de personnes à Istanbul, en Europe et en Amérique du Nord.

Les Kurdes ont en commun une langue appartenant au groupe iranien. Cependant cette langue, qui a pris plusieurs formes écrites et parlées régionales, n'est pas encore unifiée. Les Kurdes seraient les héritiers de la langue mède. Ils rassemblent cependant d'autres descendants d'antiques civilisations du Proche-Orient. D'un point de vue religieux, majoritairement musulmans sunnites, les Kurdes relèvent de nombreuses autres religions minoritaires.

Le Kurdistan est globalement une région montagneuse culminant à plus de 3000 mètres, les montagnes ayant eu un rôle de refuge. Cependant de nombreux Kurdes ont investi les plaines comme c'est le cas à Kirkouk par exemple.

Les Kurdes ont été les alliés des Turcs dans le massacre des Arméniens, ce qui leur a permis d'investir la région du lac de Van et du Mont Ararat. Depuis, on les retrouve dans la catégorie des peuples persécutés. La situation des Kurdes est en effet particulièrement désastreuse en Turquie où leur communauté ne dispose d'aucun droit. Elle est bien meilleure en Iran et, depuis 1992 après les massacres perpétrés par Saddam Hussein, en Irak où a été créée une région autonome.  L'inquiétude vient de l'alliance de facto récemment créée entre la Turquie et Daech pour mieux  écraser Kudes syriens et Kurdes de Turquie.

Le Kurdistan

Le Kurdistan

Les Kurdes d'Irak

Les Kurdes d'Irak

Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)
Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth :  1. Village kude du SE de la Turquie,   2. Erbil (Irak),   3. Mahabad (Iran),   4. Kobané (Syrie)

Imagerie satellitaire mise à disposition par Google earth : 1. Village kude du SE de la Turquie, 2. Erbil (Irak), 3. Mahabad (Iran), 4. Kobané (Syrie)

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L'Irak septentrionale : carte

Publié le par Paesaggio

L'Irak septentrionale : carte

Assyrie : le coeur de cet ancien puissant royaume (à son summum au VIIe siècle avant JC) correspond à l'Irak septentrionale.

Barrage de Mossoul : c'était autrefois le barrage Saddam. Haut de 120 mètres, il a été mis en service en 1986. Il fournit l'électricité aux villes du Nord et permet l'irrigation de la vallée du Tigre.

Erbil : cette antique cité fondée il y a 4 000 ans est une des principales villes de l'Irak septentrionale (plus d'un million d'habitants) et la capitale du Kurdistan autonome.

Kirkouk : c'est la deuxième plus grande ville du Nord de l'Irak (environ 1,5M habitants) bénéficiant d'un bassin pétrolier. A l'origine c'était une ville kurde, victime du nettoyage ethnique mis en place par Saddam Hussein.

Kurdistan autonome : cette région a obtenu son autonomie en 2005.

El-Koch : c'est une petite cité majoritairement chrétienne assyrienne.

Mossoul : c'est la seconde ville d'Irak (2,7M habitants), juste derrière Bagdad. Y vivait une importante et très ancienne communauté chrétienne (100 000 personnes environ). Les champs pétrolifères qui ont fait sa fortune se trouvent non loin de la ville.

Ninive (Ninawa) : cette ancienne capitale assyrienne a donné son nom a une province. Ses ruines se trouvent dans l'actuel périmètre urbain de Mossoul.

Sanjâr : cette petite ville poche de la frontière syrienne, située au pied d'un massif montagneux portant le même nom, était peuplée de Yézidi et de chrétiens.

Yézidis : ce sont des Kurdes pratiquant une religion monothéiste bénéficiant des influences religieuses de l'antique Perse et de l'islam sunnite. Ils ont été souvent persécutés et sont haïs par les islamistes radicaux. Plusieurs membres de la communauté viennent d'être massacrés par ces derniers.

 

Le barrage de Mossoul sur le Tigre (Google earth, 2004)

Le barrage de Mossoul sur le Tigre (Google earth, 2004)

Erbil (Google earth, 2004)

Erbil (Google earth, 2004)

Sinjâr

Sinjâr

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Carte du Centrafrique historique et ethnique

Publié le par Paesaggio

Le Centrafrique ou République Centrafricaine (RCA) est une création coloniale française entre territoires anciennement appropriés par la Belgique (Congo Belge), par l'Allemagne (Kamerun) et l'Angleterre (Soudan). Comme le Tchad voisin, l'Oubangui-Chari (son nom jusqu'en 1958) devint une composante de l'AEF (Afrique Equatoriale Française). Parmi ses plus anciens habitants se trouvent les Pygmées Babinga aujourd'hui cantonnés aux pluviisilves du Sud-Ouest. Il y eu d'autres cultures sans doute pré-bantoues* qui ont laissé des traces sous forme d'industrie lithique, de mégalithes et de peintures rupestres. Au XVIe siècle, le Nord est sous influence musulmane (royaume de Gaoga) et le Sud-Ouest sous celle du royaume forestier de l'Anzica. Tandis que les migrations se poursuivent notamment sur les rives de l'Oubangui (Gens du fleuve ou Gens de l'eau), la traite des esclaves fait rage à la fois vers l'Atlantique (traite européenne) et vers le Nord et l'Est (pays islamisés). Les Banda migrent au XVIIe siècle puis les Gbaya et les Zandé au XIXe siècle, époque où les Foulbé ou Peul s'imposent jusqu'au Sud. Cette période voit s'établir le royaume esclavagiste de Dar el Kouti au Nord. Bangui, ville fondée en 1889, est le point de départ de la célèbre colonne Marchand (1898). Aujourd'hui, le Centrafrique est une mosaïque de cultures et de langues que l'on peut regrouper en grands ensembles (voir carte). Le français est la langue véhiculaire.

* le terme bantou ou ntu définit un vaste groupe linguistique

A lire : Vennetier et al., 1984. Atlas de la République Centrafricaine. Les Editions Jeune Afrique.

Voir aussi : Carte : Bangui face à la Séléka (décembre 2012)

Première édition : 07/12/2013

Carte du Centrafrique historique et ethnique
C'est du Nord islamisé que descendent les bovins vers les abattoirs de Bangui

C'est du Nord islamisé que descendent les bovins vers les abattoirs de Bangui

Bangui, une ville multi-ethnique où prédomine le christianisme

Bangui, une ville multi-ethnique où prédomine le christianisme

Sur les rives de l'Oubangui, un marché où se rencontrent différents groupes

Sur les rives de l'Oubangui, un marché où se rencontrent différents groupes

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La Mer Noire, paysage géopolitique incertain

Publié le par Paesaggio

Ces derniers siècles, les rives de la Mer Noire (actuellement six Etats riverains plus la Moldavie) ont été marquées par de terribles accès de violence. Les derniers évènements obscurcissent l’avenir de cette partie du monde longtemps dominée par la Turquie ottomane :

1 – En 2008, l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie se détachent de la Géorgie avec l’aide militaire de la Russie. La Géorgie reste sous la menace d’une intervention de la Russie qui ne cache pas qu'elle aimerait y voir établi un régime ami, voire vassal.

2 – Les liens historiques de la Crimée avec la Russie sont évidents. Mais annexer une région aux dépens d’un Etat souverain comme l’Ukraine, sans passer par l'ONU, ne peut se justifier. L’Europe de l’Ouest a rejoué la partition de Munich, notamment le Royaume-Uni, en tête des pays garants de l'intégrité ukrainienne, pour qui la prospérité de la bourse londonienne vaut toutes les compromissions.

3 – Le démembrement de l’Ukraine a commencé à l’initiative de la Russie du Président Poutine. Après la Crimée, le Donbass ukrainien en pleine crise industrielle semble voué à faire sécession, voire à rejoindre la Russie. Avec l'aide militaire avérée de cette dernière, toutes les régions à minorité russophone sont menacées. Au rythme où vont les choses, il n'est même pas sûr que le noyau dur d’une Ukraine ukrainophone et pro-européenne subsiste.

4 – La montée de l’islamisme radical en Turquie, pays actuellement en pleine croissance économique, tend à éloigner ce pays de l’UE. Elle constitue surtout une menace de guerre civile. L'audience de la Russie, grand rival régional qui vient de bafouer les droits des Tatars en Crimée, y est médiocre.

5 – Avenir incertain pour la MoravieGagaouzie et Transnistrie ont fait sécession. Cet Etat qui a succédé à l’ancienne Bessarabie (davantage qu'au royaume morave) est sous la menace de la Russie. L’accès à la Transnistrie pourrait constituer un prétexte pour une invasion par la Russie d’un couloir allant d’Odessa à ces territoires.

6 – Que gagne la Russie ? Ce pays s’est réfugié dans un nationalisme intransigeant qui galvanise le quidam. Si ce nationalisme triomphe actuellement, l’avenir est moins clair. Remettre en question des frontières garanties par le droit international

1) a alarmé de nombreux pays qui souhaitaient de bonnes relations avec ce puissant voisin et qui se sentent désormais menacés ou du moins légitimés dans leurs anciennes préventions ;

2) présente de gros risques, à commencer par celui de donner de bons arguments à tous ceux qui seraient tentés de remettre en question les frontières sibériennes de la Russie. La fuite en avant d’un régime dont les fondements économiques constituent un point faible paraît malheureusement probable, ouvrant des perspectives de déplacement des futurs conflits bien au delà de l'Oural.

A lire sur http://www.diploweb.com/ :

Géopolitique de Sébastopol, CASSINI, Kevin LIMONIER, le 4 mars 2014.

Russie en Asie. Une Russie insuffisamment asiatique Isabelle FACON, le 8 juin 2012.

Ukraine : géopolitique d’un Etat tampon, Patrice GOURDIN, le 2 mai 2014.

Turquie : repenser l’Empire, Tancrède JOSSERAN, le 16 septembre 2011.

La chute de l’économie russe est-elle durable ? Christophe-Alexandre PAILLARD, le 27 juin 2012.

Bulgarie et Roumanie, un « entre-deux » géopolitique dans l’Union européenneViolette Rey, L'Espace géographique, 2008.

Voir l'excellent site : Ukraine 2014

URSS-Russie, 1991-2011 : quels héritages stratégiques à l’égard de l’Union européenne ? Pierre VERLUISE, le 29 mars 2014.

 

 

Mer Noire : points de tension
Mer Noire : points de tension

Mer Noire : points de tension

Le port de Constanta en Roumanie sur la Mer Noire

Le port de Constanta en Roumanie sur la Mer Noire

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