Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #aquitaine tag

La Sauve-Majeure

Publié le par Jean-Michel Lebigre

La Sauve-Majeure

La Sauve (de selva : la forêt depuis cette époque défrichée) est une petite commune de l'Entre-Deux-Mers connue pour les ruines de son abbaye bénédictine du XIe siècle bâtie dans une clairière par Saint-Gérald. Sur le chemin de Compostelle, cette étape est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pendant toute la période des fêtes à partir de Noël, les nombreux visiteurs, qui viennent souvent de loin, trouvent portes closes... en toute logique : ce sont les vacances.

 



Voir les commentaires

Langoiran entre deux mers

Publié le par Paessagio

Langoiran entre deux mers
Sur la rive droite de la Garonne à une trentaine de kilomètres en amont de Bordeaux, se situe le beau village de Langoiran (2 000 h).  L'influence marine s'y ressent à travers marées (peu marquées) et mascaret. La forteresse anglo-gasconne du XIVe siècle, en ruine, qui la domine n'est que le jalon d'une longue histoire connue à partir de la romanisation. Elle est en voie de restauration. On distingue communément trois parties : le Port devenu bourg, le Pied du Château et le Haut Langoiran. Les coteaux façonnés dans les calcaires à astéries du Stampien supportent un vignoble rattaché aux Premières Côtes de Bordeaux.

undefinedundefinedundefinedundefined

Première publication : janvier 2008

Voir les commentaires

Paysages des Landes de Gascogne : l'exemple de Lugos (suite)

Publié le par Paesaggio

Une fois les unités paysagères définies et décrites (ici, très rapidement), il est fondamental de passer à l'explication. Nous avons retenu uniquement trois unités paysagères.

Les dunes continentales : elles se sont mises en place pendant la période froide et sèche (Périglaciaire) qui a fait transition entre la fin de la dernière période glaciaire (Würm) et l'Holocène. Cela suppose d'autres paysages qu'aujourd'hui : des étendues très peu végétalisées (toundra puis steppe) sur lesquelles soufflait un vent violent propice à l'édification de dunes. Le matériau sableux était abondant pendant cette période de transgression marine.

Les lagües ou lagunes : ces dépressions fermées façonnées à la surface du plateau landais datent de la même époque : des hydrolaccolites, sortes d'énormes lentilles de glace, se sont mis en place avant de fondre : les lagües en sont l'héritage en creux.

Les puits de pétrole : il y a à Lugos une activité extractive, du pétrole prélevé par pompage. On peut faire, à partir de ces puits forés à - 3 000 mètres en 1954, un lien intéressant avec les paysages d'un lointain passé : ceux du Crétacé, très changeants mais marqués par la tropicalité et la présence de deltas sur le littoral. C'était il y a plus de soixante millions d'années. Il s'agit de paysages représentés à partir de données scientfiques. Rien ne nous empêche d'y voir quelques dinosaures.

 

A lire sur internet (excellents sites) :

Pompe à Lugos

Pompe à Lugos

Une partie de dune continentale en coupe

Une partie de dune continentale en coupe

Un axe de drainage encaissé dans le plateau landais en amont de l'étang du Bran : méandres, couleur rougâtre de la garluche, sol sablonneux nu éclatant de blancheur sur le plateau, plantations de pins maritimes.

Un axe de drainage encaissé dans le plateau landais en amont de l'étang du Bran : méandres, couleur rougâtre de la garluche, sol sablonneux nu éclatant de blancheur sur le plateau, plantations de pins maritimes.

Voir les commentaires

Paysages des Landes de Gascogne : l'exemple de Lugos

Publié le par Paesaggio

Pour certains le paysage s'appréhende à l'échelle de grands ensembles régionaux tels que les Landes de Gascogne ou le massif des Pyrénées. Le danger est alors de rester dans des généralités ennuyeuses, du déjà-écrit, voire pire, du déjà-lu. Cela est d'autant plus vrai que l'on est alors tenté de passer directement à l'explication, la description générale étant considérée comme de peu d'intérêt. A cette échelle, ce jugement est d'ailleurs exact, sauf à se lancer dans un descriptif remplissant plusieurs gros ouvrages.

On peut à l'inverse se limiter au petit lopin d'espace que l'on a devant les yeux, exercice passionnant pratiqué par les peintres et les aquarellistes mais aussi, plus rarement et avec délice, par  les géographes vidaliens. Ici, nous avons choisi une échelle intermédiaire, celle de la commune, entité territoriale porteuse d'une certaine dose d'identité s'exprimant de temps en temps en termes d'esprit de clocher. Nous avons choisi Lugos, commune très étendue (6 200 ha) mais très peu peuplée (900 habitants environ) dans le Pays de Buch - Sud girondin.

Parler du paysage c'est d'abord le décrire dans son aspect hétérogène ou "pluriel" comme disent les pédants. On détermine alors de grandes unités paysagères. Pourquoi "grandes" ? Parceque l'on peut toujours définir des sous-unités, voire des sous-sous unités... et mieux avec le microscope.

Nous nous limiterons aujourd'hui à la mise en lumière de ces grandes unités. Pour cela, il sera essentiel de consulter des cartes topographiques et d'ouvrir Google earth, à moins de disposer de photographies aériennes récentes et de connaître le terrain. Ne pas avoir parcouru le terrain  conduit en effet à produire un travail académique du style des TD de "commentaire de cartes" bien connus des étudiants de géographie.

Une pompe à pétrole : on en voit l'ombre

Une pompe à pétrole : on en voit l'ombre

Extrait de la carte de 1877 : Lugos correspond au Vieux-Lugos !

Extrait de la carte de 1877 : Lugos correspond au Vieux-Lugos !

La commune de Lugos

La commune de Lugos

La forêt cultivée à pins maritimes du plateau landais : sur podzols atlantiques à alios, elle couvre l'essentiel de la commune. Elle occupe la vue, l'odorat (bonne odeur de résine) et l'ouïe là où se rassemblent les cigales pour chanter. Loin de la monotone pinède de Victor Hugo, elle est prodigieusement diverse en fonction de paramètres comme l'âge des arbres ou leur densité.

Les clairières : elles dépendent pour l'essentiel de l'exploitation de la pinède mais aussi des récentes grandes tempêtes. Elles prennent diverses formes, notamment en fonction des plantes qui les occupent. Les pare-feux : ce sont des clairières linéaires prévues pour lutter contre le feu.

La vallée de l'Eyre : il s'agit d'un cours d'eau, l'Eyre, et de ses petits affluents. L'été on y observe un flux continu de kayaks. Leur vallée est encaissée sur le plateau landais. Le talus est artificiel car on y a exploité la garluche pour construire les maisons et pour extraire du fer. La ripiisilve de l'Eyre : elle est formée de chênes et d'aulnes sur alluvions. On y observe de magnifiques osmondes royales.

La grande culture par aspersion : il ne s'agit pas seulement de maïs : toutes les cultures tempérées sont possibles grâce à l'aspersion d'eau enrichie en engrais.

Les anciens champs : jusque dans les années 60, il y avait une agriculture vivrière y compris la vigne et un élevage : mules d'attelage, vaches. Les anciens champs se reconnaissent au parcelles, petites, et au foullis végétal actuel.

Les dunes continentales : couvertes de forêt, plutôt basses (moins de dix mètres).

Les lagües ou lagunes : ce sont des dépressions fermées à la suface du plateau landais. On y observe parfois une tourbière.

Les puits de pétrole : il y a une activité extractive par pompage à Lugos. Lien intéressant avec les paysages d'un lointain passé.

L'habitat ancien : il est très lâche. Plutôt que d'airials (collectifs !) il s'agit de prairies complantées de chênes et d'arbres fruitiers. Les vraies maison traditionnelles rurales possèdent un auvent et n'ont pas de colombages. Les granges de bois couvertes de tuiles romaines sont indissociables. On peut concevoir une typologie de cet habitat.

Les lotissements récents : amas de maisons généralement bien conçues mais sans caractère identitaire prononcé. C'est dommage vu que l'on se trouve dans un parc régional.

Les bâtiments collectifs : églises, mairie, écoles primaires, restaurant, rares commerces. L'église du Vieux-Lugos en garluche est classée au patrimoine de l'UNESCO.

Les axes viaires : voie ferrée rectiligne, autoroute et annexes, départementales, chemins remblayés. Il s'agit d'axes structurants. Il n'y a une véritable ambiance paysagère que sur l'autoroute et la voie ferrée.

L'église du Vieux-Lugos et la ripiisilve de l'Eyre

L'église du Vieux-Lugos et la ripiisilve de l'Eyre

1. Le centre du bourg de Lugos : au NE, on voit l'église et le cimetière.   2. Lotissement récent.
1. Le centre du bourg de Lugos : au NE, on voit l'église et le cimetière.   2. Lotissement récent.

1. Le centre du bourg de Lugos : au NE, on voit l'église et le cimetière. 2. Lotissement récent.

La Lagune : en fait, une lagüe !

La Lagune : en fait, une lagüe !

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>