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Les mangroves à Lumnitzera littorea de la baie du Carénage

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Contrairement à ce qui est annoncé dans un récent "Atlas des mangroves de Nouvelle-Calédonie" commandité à grands frais par ZONECO et rédigé sans vérification terrain préalable, les mangroves de la baie du Carénage présentent essentiellement de beaux peuplements de Lumnitzera littorea (photos 1 et 2). Leurs pneumatophores émergent au-dessus du sol (photo 3). S'y mêlent en proportion limitée : Bruguiera gymorrhiza, Xylocarpus granatum, Heritiera littoralis, Rhizophora X selala, Melaleuca quinquenervia, Excoecaria agallocha, Pandanus tectorius, etc. Sur les vieux Bruguiera, la collection d'épiphytes est tout à fait remarquable. Dans le sous-bois, on observe une strate herbeuse discontinue de Cypéracées (photo 1), avec quelques Acrostichum aureum épars. Des peuplements de Bruguiera gymorrhiza, à la régénération spectaculaire, forment la zone pionnière face à la baie (photos 4, 5 et 6). Entre terre ferme et mangrove s'interposent de belles prairies marécageuses à Cypéracées (photo 2). Rhizophora et Avicennia en revanche sont rares autour de la baie. Xylocarpus granatum colonise assez généralement la base des versants tombant directement sur la baie. Surprise : la canne de Provence, espèce introduite invasive, commence occasionnellement à coloniser la partie supérieure de l'estran (voir photo 6)
 
 
 
 
 
 

 

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Auteuil sur Pacifique

Publié le par Jean-Michel Lebigre

En Nouvelle-Calédonie, il y a des noms de quartiers qui sentent bon l'Ile-de-France et les champs de courses. Sur 25 400 hectares au nord de la péninsule de Nouméa, s'étend Dumbéa. Cette commune (18 602 habitants au recensement de 2004) fait partie du Grand Nouméa, agglomération qui rassemble plus de la moitié de la population de l'archipel. Une petite partie de Dumbéa est peuplée, notamment Dumbéa-sur-mer en pleine expansion, Koutio... et Auteuil. Dans ce quartier résidenciel suburbain de 2 000 habitants, les densités de population restent pour quelques années encore raisonnables ; les logements s'y perdent dans la verdure. Pour ce qui est des chevaux, mieux vaut les chercher le long du fleuve Dumbéa où s'étendent de coquets petits domaines d'élevage équin et le Yala Ranch.
 
 


 

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Forêts inondées calédoniennes à Niaoulis

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Le Niaouli (Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T. Blake), une belle Myrtacée indigène de cette partie du Pacifique, est, avant d'être un arbre de savanes et de forêt claire, une plante de marécages. Le démontrent bien ces photos prises sur trois sites différents.

Ce ligneux à écorce désquamante produit une huile essentielle appelée "gomenol" aux multiples usages de pharmacopée. Il forme des peuplements très étendus sur les versants, résistant à la sécheresse et aux feux, s'adaptant à des sols peu fertiles. Le genre est par ailleurs représenté en Nouvelle-Calédonie par des espèces endémiques (voir le site Endemia).

 
 
 
 

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Restauration de la forêt sèche calédonienne à la pointe Maa

Publié le par Jean-Michel Lebigre

A la pointe Maa, on peut observer (à condition d'obtenir l'autorisation des propriétaires) un de ces rares lambeaux de forêt sèche calédonienne qui ont survécu aux feux et aux activités humaines. C'est là, et uniquement là, que pousse Ochrosia inventorum, une Apocynacée micro-endémique. Une opération de restauration portant sur environ cinq hectares y a été initiée par le Programme Forêt Sèche.  Pour protéger les jeunes plants des dents des cerfs et des chèvres sauvages des grillages ont été mis en place. 
 
 
 
 

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