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A "lingua de vaca" : Echium hypertropicum

Publié le par Paesaggio

Echium hypertropicum Webb 1849, de la famille des Boraginaceae est une belle plante endémique du Cap-Vert, plus précisément des îles de Santiago et de Brava. C'est un arbuste de un à 2,5 mètres de haut. D'autres espèces sont endémiques de la Macaronésie. Elle est appelée localement lingua de vaca. On ne lui semble lui connaître aucune autre utlisation qu'ornementale. Le genre Echium qui comprend une soixantaine d'espèces correspond en Europe aux plantes appelées vipérines.

A lingua de vaca
A lingua de vaca

A lingua de vaca

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Lire le Cap-Vert

Publié le par Paesaggio

Un nombre incroyable de livres a été publié sur le Cap-Vert, la plupart en portugais mais aussi en français et en anglais. Mais comme chaque ouvrage est édité en un petit nombre d'exemplaires, il n'est pas toujours facile de les trouver.

Parmi ceux-ci, on peut en recommander deux, faciles d'emploi :

Massa, F. & Massa J.-M., 2001. Dictionnaire encyclopédique et bilingue portugais-français : Volume 3, Cap-Vert/ Cabo Verde. Rennes, EDPAL, 280 p.

Ce livre, écrit par deux grands spécialistes universitaires, est difficile à trouver mais d'une incroyable richesse. Si tout le monde le demande, cela poussera l'éditeur à sortir de nouveaux exemplaires.

Szpéra, A., 2011. Encyclopédie Nature de l’archipel du Cap-Vert. Artopéra Cabo Verde, 135 p.

Celui-là est plus facile d'accès : on le trouve presque intégralement sur le site Calaméo. C'est la meilleure introduction possible à la géographie physique du Cap-Vert.

Lire le Cap-Vert
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Les Rebelados d'Espinho Branco

Publié le par Paesaggio

Au NE de l'île de Santiago, se trouve le petit village d'Espinho Branco. Il fait partie des quelques sites où vivent des Rebelados. Cette communauté descend des personnes qui à partir des années 1940 s'opposèrent à la remise en ordre de l'Eglise soucieuse de certaines dérives dans la pratique religieuse. Les rebelles s'installèrent dans la montagne et décidèrent de rejeter les innovations de la vie courante et la scolarité des enfants. Vers 1990, Misa, une artiste caboverdienne les initia à divers arts. Leurs oeuvres, originales, eurent un grand succès à travers le monde. Les enfants furent scolarisés et bénéficièrent des soins médicaux. Ils vivent cependant toujours un peu en marge de la société.

Exemples de la peinture des RebeladosExemples de la peinture des Rebelados
Exemples de la peinture des RebeladosExemples de la peinture des Rebelados

Exemples de la peinture des Rebelados

Espinho Branco
Espinho Branco

Espinho Branco

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A azedinha do Cabo Verde : Phyllanthus acidus

Publié le par Paesaggio

On le trouve dans les jardins du Cap-Vert. En portugais, on dénomme cet arbuste azedinha, en français girembellier et ses fruits surelles ou girembelles, en espagnol acerola, en anglais tahitian gooseberry. Il s'agit en fait de Phyllanthus acidus (L.) Skeels, 1909 de la famille des Phyllanthaceae, ordre des Malpighiales, longtemps associée à tort aux Euphorbiaceae.

Les fruits s'insèrent (cauliflorie) sur les tiges ou poussent en grappes insérées directement sur les tiges. Ils sont tout petits et très acides, appréciés à la croque-au-sel, au vinaigre ou en confiture. On l'utilise en pharmacopée notamment pour soigner les sciatiques et autres maux de dos.

On a longtemps cru que cette espèce était originaire de Madagascar. Il n'en est rien. Diffusé dans tout le monde tropical, il faudrait plutôt chercher ses origines dans le monde malais (Philippines, Moluques, îles de la Sonde). Comme il y a sans doute environ 800 à 1 200 espèces répertoriées dans le genre et qu'au moins 55 d'entres elles sont endémiques de Madagascar (1), il était permis de se tromper !

(1) http://www.efloras.org/florataxon.aspx?flora_id=12&taxon_id=125179

Phyllantus acidus (photo ©JML)

Phyllantus acidus (photo ©JML)

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