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Dans l'enfer des mines artisanales clandestines du Kasaï (RDC)

Publié le par Paesaggio

Aux grands sites d'exploitation minière gérés par des multinationales s'oppose les mines dites artisanales actuellement dans leur quasi-totalité dépendantes du travail de mineurs clandestins sous la coupe de trafiquants. C'est le cas au Kasaï Occidental, un province congolaise (ex-zaïroise) de 155 000 km2 et de trois millions et demi d'habitants. Quand on s'intéresse au diamant industriel, on a davantage l'habitude d'entendre parler du Kasaï Oriental et de sa capitale Mbuji-Mayi que du Kasaï Occidental. Celui-ci est pourtant également riche de cette ressource minière. On la trouve autour de Tshikapa, une ville d'au moins 350 000 habitants située non loin de la frontière angolaise.

Le travail des clandestins est particulièrement ingrat et dangereux.  Les mineurs sont rémunérés de manière dérisoire par les personnes qui les emploient, le travail manuel est pénible et dangereux, les conditions de vie sont toujours désastreuses. L'emploi d'enfants, garçons et filles (mineurs mineurs!), a souvent été dénoncé. La crise économique, responsable d'un effondrement des cours a provoqué l'abandon de nombreuses mines artisanales en 2009, à l'origine de mouvements d'exode, dans le meilleur des cas de retour à l'agriculture.

Sur les images satellitales, on voit les cratères des mines. Le plus souvent ces cratères se poursuivent par des puits ou de petites galeries très instables dans lesquelles des centaines de mineurs périssent chaque année dans l'indifférence générale. D'autres les remplacent aussitôt dans un contexte de misère généralisée.

Les cratères abandonnés se remplissent d'eau stagnante, se transformant en mares profondes (en noir). 


ZAI Tshikapa GE5 diam 2005
ZAI Tshikapa GE1diamant
ZAI Tshikapa GE8

Le tissu urbain de Tshikapa : des toits majoritairement en matériel végétal et non en tôle

ZAI Tshikapa GE7 2005








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