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L'abbaye bénédictine fortifiée de Saint-Ferme, Gironde

Publié le par Paesaggio

Ferme, un beau prénom qui mériterait d'être réhabilité ! On peut le mettre au féminin mais c'est en fait un diminutif de Firmin (celui qui est né à Pampelune au IIIe siècle). Il y eut certainement une abbaye dès le VIe siècle mais aujourd'hui ce sont les restes restaurés à plusieurs reprises de l'abbaye fondée au XIe siècle que nous pouvons voir au sein d'une toute petite commune girondine de 350 habitants. L'abbaye fut fortifiée lors de la guerre de Cent Ans avant d'être fortement endommagée lors des guerres de religion. Par malchance l'image retenue par Google Earth est de mauvaise qualité et un malencontreux nuage passe juste au-dessus de Saint-Ferme.

 

StFerme JML2010 099

StFerme JML2010 094

StFerme JML2010 089

Chapiteau de l'église de Saint-Ferme : Jonas avalé par le Léviathan

StFerme JML2010 110

StFerme JML2010 085

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Au bord de l'étang de Caumont en Gironde un jour de fête linnéenne

Publié le par Paesaggio

Une charmaie entoure l'étang de Caumont au SE de la Gironde. Tandis que les entomologistes chassent les insectes et que les botanistes herborisent, les pêcheurs poursuivent leur tranquille activité dominicale.

 

StFerme JML2010 126

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StFerme JML2010 128

FR-Caumont GE1

Image Google Earth, L = 2 km

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Conséquences de l'exploitation pétrolière au Nigeria (delta du Niger)

Publié le par Paesaggio

La catastrophe pétrolière conjointement engendrée par l'irresponsabilité de British Petroleum et  celle des autorités étatsuniennes dans le golfe du Mexique aura peut-être le mérite d'attirer l'attention sur ce qui se passe depuis de longues années dans le delta du Niger.  Les phénomènes observés, sur lesquels les médias populaires étasuniens n'ont toujours pas daigné baisser les yeux, sont au moins aussi graves d'un point de vue environnemental et bien plus dramatiques du point de vue social que ce qui se passe en Lousiane et en Floride. Comment s'appitoyer sur son sort alors que l'on est responsable de turpitudes bien plus grandes infligées à l'autre bout du monde ?

 

Quelques liens indispensables :

Courrier International   "Les marées noires oubliées du delta du Niger"

Le Monde diplomatique "Au Nigeria, le pétrole de la colère"

Mangals  "Cataclysme dans les mangroves du delta du Niger"

 

NIGERIA Warri GE 17 2009 5km

Très belle image Google Earth de novembre 2009 montrant quelques uns des désastres auquel est soumis le delta à l'est de la ville de Warri (échelle L = 20 km)

NIGERIA Warri GE 19 2009 0,5km

Détail ( L= 2 km)

NIGERIA Port-Harcourt GE 15 2008 200m

Vedettes rapides dans un chenal du delta  (image Google Earth) à l'image de celles utilisés par les rebelles.

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Mine et esclavage : paysages de Potosi en Bolivie

Publié le par Paesaggio

Longtemps exploitation minière et esclavage furent liés... dans notre Antiquité européenne puis lors de la conquête ibérique du Nouveau Monde. Ce fût le cas à Potosi, ville bolivienne située à 4 070 mètres d'altitude, dont la prospérité a été écrite dans le sang et les larmes.

Ce serait en 1545 qu'un Indien nommé Huallpa aurait découvert le minerai d'argent du site du Cerro Potojsi (en quechua potojsi signifierait tonnerre).  Les Espagnols s'y installèrent et fondèrent la ville de Potosi au nom de Charles Quint. Celle-ci devint rapidement une ville très peuplée pour l'époque : près de 200 000 habitants.

Reprenant le système inca de travail obligatoire de la mita, pour extraire l'argent les Conquistadores eurent recours à la population locale à travers des pratiques indignes et irréfléchies. Il y avait bien quelques travailleurs libres et ce n'était pas officiellement de l'esclavage, le pape Jules III ayant fermement condamné en 1530 toute mise en doute de la pleine humanité des Indiens, mais les exploitants tuèrent au travail des dizaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants, utilisés dans un contexte d'effroyable mépris de la personne humaine :

  • sous-alimentation,
  • intoxications au mercure,
  • maladies introduites par les Espagnols et conditions d'hygiène désastreuses,
  • absence de sécurité,
  • désespérance conduisant au suicide,
  • etc.

Après avoir décimé cette main d'oeuvre locale, les Espagnols durent faire venir à grand prix des esclaves d'Afrique. Mais, sans doute à cause du froid et de l'altitude, ceux-ci ne s'adaptèrent que difficilement  au pays ce qui les relégua à des tâches effectuées en dehors de la mine proprement dite : travaux domestiques, fabrication de la monnaie, artisanat. Certains historiens estiment qu'au total huit millions de personnes travaillèrent et souvent moururent dans les mines de Potosi en trois siècles. Pour d'autres ce chiffre est exagéré. En profitèrent les riches fondations chrétiennes locales et l'Espagne métropolitaine dont Potosi aurait pu faire la fortune si l'argent n'avait pas été dilapidé. Le déclin minier eut lieu au XIXe siècle mais en dépit de l'abolition de l'esclavage en 1826, les conditions de travail des mineurs volontaires demeurèrent catastrophiques. La population afro-bolivienne ne s'est pas maintenue à Potosi. On la trouve en fait  concentrée dans les plantations des Yungas, beaucoup plus à l'est.

 

Références

Absi, Pascale, 2004.- Le diable et les prolétaires. Le travail dans les mines de Potosi, Bolivie. Sociologie du Travail, 46, 3 : 379-395.

Braudel, Fernand. 1948.- Du Potosi à Buenos Aires : une route clandestine de l'argent. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 3e année, 4 : 546-550.

Tandeter, Enrique, 1997.- L'argent de Potosi. Coercition et marché dans l'Amérique coloniale. Mémoires de l'EHEES, Paris, 284 p.

 

BOL Potosi GE12 140m

Google Earth, 2009 : Potosi, un riche patrimoine de l'humanité fondé sur l'esclavage

BOL Potosi GE11

Google Earth, 2009 : Potosi, on est passé de l'exploitation de l'argent à celle de l'étain

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