Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Un hôtel au service du tourisme solidaire à Mangily

Publié le par Paesaggio

Voilà un hôtel tout neuf qui présente bien, loin de la mer mais dans un paysage de dunes rouges malheureusement déforestées et soumises à un vent violent du Sud, le tsiokantimo. L'idée d'accueillir des touristes fortunés semble a priori excellente mais en fait j'aurais pu pu soutitrer cette page "Comment une ONG mets bêtement son existence en péril".

Depuis sa création en 2003, l'ONG Bel Avenir dont le siège se trouve à Tuléar et qui reçoit directement le soutien de la Fundación Agua de Coco à Grenade fait un excellent travail auprès des enfants et des adolescents.  Voilà quelque chose qui marche et qui mérite de l'aide. Cependant on ne peut s'engager dans ce type d'action uniquement avec de bons sentiments.

La bonne insertion sociale d'un projet passe aussi par la communication et la réflexion. En montant un hôtel assez luxueux sans rapport avec son action principale d'aide aux enfants et sans avoir entrepris la moindre communication avec les communautés de Mangily, l'ONG semble avoir brouillé son image et s'être mis à dos une partie de la population. Les grillages édifiés autour de l'hôtel et  le refus de relayer les initiatives  privées malgaches  constituent d'autres maladresses. Un des principes de base est pourtant que tout projet de tourisme solidaire (activité touristique et programmes de développement) est élaboré et géré en partenariat étroit avec les communautés locales et leurs représentants. Ici, cela a été complètement oublié. On sait que dans un pays comme Madagascar, de petits détails mal évalués peuvent engendrer de grands maux. De nombreuses ONG pourtant utiles et méritantes en ont font chaque année  les frais. Au mieux, on navigue dans un climat pénible soustendu par des malentendus.
MAD Mangily 2009 100m GE1
Le centre Bel Avenir et l'hôtel (image Google Earth, 2009, L = 400 m)


Voir les commentaires

Dans les champs de pois du Cap (Phaseolus lunatus) au Menabe

Publié le par Paesaggio

Le pois du Cap ( Phaseolus lunatus L., Légumineuses ) , parfois appelé aussi haricot de Lima, ou pois savon a été une culture d'exportation majeure de la région centrée sur Morombe et Belo-sur-Tsiribihina, au XXe siècle. Cette plante américaine, déjà cultivée au Pérou six millénaires avant JC, est proche du haricot blanc mais chacune des fèves est beaucoup plus grosse. Leur goût était très apprécié notamment dans la cuisine traditionnelle au Royaume-Uni. Les recettes sont multiples. Dans les années 20, les exportations atteignirent 20 000 tonnes. Elle sont aujourd'hui inférieures à 5 000 tonnes. Sur la photo, des migrants, principalement betsileo, pratiquent la culture  du pois du Cap aux dépens des formations secondaires qui ont succédé à la forêt rivulaire de la Maharivo au Menabe. Sur la photo du bas les gousses sèches sont entassées avant écossage.


Voir les commentaires

En route vers Anakao

Publié le par Paesaggio

Pour aller à un des bateaux qui conduit les touristes vers le site balnéaire d'Anakao, au sud de l'embouchure de l'Onilahy, rien de tel qu'une bonne charrette à zébus roulant sur l'estran. Port de Tuléar, octobre 2009.


Voir les commentaires

Sur la plage à Morondava

Publié le par Paesaggio


Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>