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Sculptures éphémères au parc du Burck de Mérignac

Publié le par Paesaggio

On peut visiter un "Jardin des sons" au parc du Burck à Mérignac. C'est une réalisation du sculpteur José Le Piez. Cela a été fait à partir d'arbres touchés par la tempête de ce début d'année. Le bois non traité étant voué à être rapidement mangé par les insectes, ces sculptures, qui s'intégrent bien au paysage, ne devraient pas durer bien longtemps. Une raison de plus pour les voir.




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Au fait qu'est ce que la nature ?

Publié le par Paesaggio

Cela fait régulièrement partie des sujets de philosophie au baccalauréat au même titre que "Faut-il opposer nature et culture ?". Au delà de cette épreuve scolaire, la question mérite d'être posée, notamment dès que l'on s'intéresse au paysage. Elle me l'a été aujourd'hui par deux studieuses étudiantes d'aménagement de Bordeaux 3 dans le cadre d'une enquête sur le parc du Burck à Mérignac. Je n'ai pas su répondre, de manière assez sibylline, que le sujet était fort vaste et avait fait l'objet de nombreux ouvrages (dont vous avez quelques exemples ci-dessous). Pour moi la nature est tout ce qui est autonome par rapport aux hommes. Une forêt même cultivée est autonome, de la même manière qu'un volcan, ce que ne sont ni une ville, ni un jardin, ni un parc puisqu'il s'agit de concepts forgés au service de nos sociétés. Le parc du Burck se définit d'abord par sa fonction sociale : il n'a aucune autonomie. La forêt qui se trouve dans le parc peut quant à elle continuer à évoluer en l'absence de toute humanité.

 

DAJOZ, Roger, 1984.- Eléments pour une histoire de l'écologie. La naissance de l'écologie moderne au XIXe siècle. Histoire et Nature. Cahier de l'Association pour l'histoire des sciences de la nature n°24-25.


DELEAGE, Jean-Paul, 1991.-  Histoire de l'écologie, une science de l'homme et de la nature. Editions de La Découverte, Paris, Coll. Histoire des sciences, 330p.


DROUIN, Jean-Marc, 1991.- Réinventer la nature. L'écologie et son histoire. Préface de Michel Serres. Desclee de Brouwer, Paris,  208 p.


EHRARD, Jean, 1965.- L'idée de Nature en France dans la première moitié du XVIIIe siècle. Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Volume 20, Numéro 5 : 1059 - 1061

 

Vue sur le bois du Burck

 

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Tuléar : quand le tourisme redémarre

Publié le par Paesaggio

En mai nous nous étions fait l'écho de la crise hôtelière à Tuléar (Crise dans le paysage hôtelier de Tuléar). Après un hiver austral morose, depuis le mois d'octobre les choses vont mieux grâce notamment à de nombreux groupes sillonnant Madagascar. Le personnel en chômage technique a été en partie réembauché. Cette situation s'explique par le fait que tout le monde a pu constater que la tempête politique qui souffle depuis février 2009 n'a pas eu d'incidence sur la sécurité. D'ailleurs cette tempête est en voie d'apaisement. Le nouvel organigramme de direction collégiale du pays, issu des accords de Maputo et d'Addis-Abébas est aujourd'hui reconnu par la communauté internationale. Voilà un signe extrêmement encourageant.



Tout-terrain poussé par des villageois entre la station balnéaire d'Ifaty et Tuléar. L'ensablement est commun et le redémarrage problématique.

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La jeune fille au seau (pays Mahafaly, 1996)

Publié le par Paesaggio

Que peut donc être le lien entre ce portrait et le paysage ? Comme dans les tableaux italiens de la renaissance, le paysage (paesaggio) n'est pas une simple toile de fond interchangeable. Aussi anodin puisse-t-il paraître, il informe et donne davantage de sens au portrait.

Sur la gauche apparaît un objet difficile à identifier. C'est une case en falafa, c'est à dire en matériel végétal. En pays Mahafaly, les maison sont dérisoirement petites et légères. La totalité de la case est construite avec des matériaux locaux : bois, tiges et feuilles de grandes herbacées. C'est une indication sur le niveau de vie, très précaire. Pas d'eau courante, ni électricité.

A gauche, un arbre se dresse au-dessus d'une surface beige. C'est le sol, nu. Le climat ici est subaride : seulement 350 mm de précipitations par an avec un ensoleillement qui ferait rêver Marseille ou Nice : plus de 3 000 heures par an. L'arbre a une forme en cigare. On dit qu'il est pachycaule ce qui représente une bonne adaptation à la séchresse.

Enfin la fille. C'est une Mahafaly, une ethnie malgache que l'on trouve à côté de celle des Tandroy au sud du fleuve Onilahy. Elle porte un seau en plastique vert qui remplace les anciennes poteries. Aller chercher de l'eau représente plusieurs trajets quotidiens d'une centaine de mètres à plusieurs kilomètres. L'eau est un bien précieux que l'on utilise ici avec parcimonie.


Photo JML

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