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Landes de Gascogne, quand le bois de pin s'entasse...

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Depuis la tempête de janvier, le bois des pins maritimes s'entasse et reste à des cours scandaleusement bas (trois euros la tonne pour les papeteries). Ici à Salles dans le Sud de la Gironde.



 

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Soutchan, ville minière du kraï du Primorie vue par Vitali Kanevski

Publié le par Jean-Michel Lebigre

Il est des films coup-de-poing que l’on ne peut oublier des années après les avoir vus. Est de ceux-là « Bouge pas, meurs, ressuscite »  (Zamri, umri, voskresni, 1989) de Vitali Kanevski qui reçut la caméra d’or à Cannes en 1990. Ce grand réalisateur russe a recréé en décors naturels ( à Leningrad et à Vladivostok) l’atmosphère de sa ville natale juste après la seconde guerre mondiale en pleine période stalinienne. Soutchan est une ville de l’Extrême-Orient sibérien, dans le kraï du Primorie sur les rivages de la Mer du Japon. Elle a été créée en 1896 suite à la découverte d’importants gisements de charbon. En 1972, la ville est devenue Partizansk, de façon à effacer  le souvenir de la toponymie chinoise.

 

Le titre du film fait référence à un jeu d’enfants que Vitali Kanevski applique aussi bien à la réalisation de son film qu’à son enfance. Il y a été aidé par deux incroyables acteurs, le jeune Pavel Nazarov (Valerka) et la petite Dinara Droukarova (Galia). Ce film en noir et blanc retrace la vie de deux enfants dans une ville minière de Sibérie transformée en camp de détention. Il s’inscrit dans la lignée des « 400 coups » et de toute la tradition du cinéma russe (on pense notamment à « L’enfance de Gorki », à « Quand passent les cigognes » et même dans la scène finale à « Andrei Roublev »). Il n’y a aucun effet mélodramatique, aucune dénonciation politique, juste les images obsédantes d’un récit autobiographique. Elles montrent de manière dépouillée pour ne pas dire crue, la réalité dramatique de la vie dans un lieu, à une époque. Le paysage oppose le noir des terrils, des trains et des baraques au blanc de la neige, soulignant la dureté du propos. Le film terminé, impossible d’oublier les visages de Valerka, de Galia et des personnes avec qui ils ont vécu.

 

Ci-dessous des images satellitales Google Earth de Soutchan (1 et 2) et de ses alentours (3) aujourd’hui

 


 


 


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En Bolivie, à 3 700 mètre d'altitude, Oruro malade de ses mines

Publié le par Jean-Michel Lebigre

A 3 700 mètres d'altitude, sur les rives du lac Uru Uru qui communique lui-même avec le lac Poopo, Oruro est une ville minière de Bolivie qui compte plus de 200 000 habitants. Elle fut fondée par les Espagnols en 1606 sur l'exploitation de l'argent puis abandonnée après épuisement. Comme à Potosi, des milliers d'Indiens mis en esclavage y moururent. A partir de la fin du XIXe siècle on y exploite l'étain.  La Salvadora fut même la plus importante mine d'étain du monde. L'étain s'épuisant à sont tour, la ville est de nouveau en déclin. La pollution des eaux et des sols en métaux lourds est tout à fait remarquable et semble entraîner de nombreuses pathologies pour la population. On verra sur ces quelques images Google Earth un bel exemple de  ce que pourraient être les paysages sur la lune après "humanisation".

 

A lire :

De très belle pages de l'écrivain Victor Montoya sur  le site www.margencero.com/.

 






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Campos de Teruel

Publié le par Jean-Michel Lebigre


Il n'y a pas une "Sierra de Teruel" (film d'André Malraux tourné en Catalogne - et non à Teruel par la force des choses - en 1938, consacré à la guerre civile espagnole) mais une multitude de sierras toutes différentes les unes des autres, séparées par des plaines et des ensembles de collines érodées. Un monde rude (glacial l'hiver, très chaud l'été) aux vastes horizons, formant des camaïeux sur les images satellitales offertes par Google Earth. Si l'on aime les belles descriptions traditionnelles, on lira l'article d'A. Dereims : Nouvelles observations sur la géographie physique du plateau de Teruel dans les Annales de Géographie de 1893 (en ligne !)







 

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