Les gorges du Ciron, petit cours d'eau affluent de la Garonne, s'encaissent à l'Est du plateau landais. Sur
les versants de cette étroite vallée encaissée, les calcaires karstifiés affleurent. C'est là (voir image Google Earth) qu'a été édifié au XVIIe siècle, sur l'emplacement d'une motte médiévale,
un château rendu célèbre par les séjours qu'y firent Henri IV et la Reine Margot. Cette demeure des rois de Navarre est aujourd'hui propriété privée mais ouverte aux visites du
public. Elle vaut autant par son délicieux cadre champêtre que par son architecture.
En ce jour de fête de la nature, rien de plus évident que de parcourir la petite réserve qui entoure la centrale
nucléaire EDF de Braud et Saint-Louis, sur la rive droite de la Gironde. La centrale s'élève telle une énorme quadruple pustule de béton au dessus d'un des plus grands ensemble de "mattes" de la
Gironde. Ces marais ont été "bonifiés" par les maîtres hydrauliciens hollandais qui les ont striés de "jalles" qui drainent des terres désormais mises en valeur. Au début des années 80, a été
construite cette centrale qui a permis à toute la région de bénéficier de grandes quantités d'énergie électrique et à notre atmosphère de faire l'économie de quelques millions de tonnes de
carbone. Tout autour de la centrale prospèrent lapins de garenne, ragondins (du moins ceux de cette espèce américaine invasive qui échappent aux "piégeurs" agréés - voir les cages-pièges de la 3e
photo), renards et une multitude d'oiseaux.
Contrairement à ce qui est annoncé dans un récent "Atlas des mangroves de Nouvelle-Calédonie" commandité à
grands frais par ZONECO et rédigé sans vérification terrain préalable, les mangroves de la baie du Carénage présentent essentiellement de beaux peuplements de Lumnitzera littorea (photos
1 et 2). Leurs pneumatophores émergent au-dessus du sol (photo 3). S'y mêlent en proportion limitée : Bruguiera gymorrhiza, Xylocarpus granatum, Heritiera littoralis, Rhizophora X
selala, Melaleuca quinquenervia,Excoecaria agallocha, Pandanus tectorius, etc. Sur les vieux Bruguiera, la collection d'épiphytes est tout à fait remarquable. Dans le sous-bois, on
observe une strate herbeuse discontinue de Cypéracées (photo 1), avec quelques Acrostichum aureum épars. Des peuplements de Bruguiera gymorrhiza, à la régénération
spectaculaire, forment la zone pionnière face à la baie (photos 4, 5 et 6). Entre terre ferme et mangrove s'interposent de belles prairies marécageuses à Cypéracées (photo 2). Rhizophora
et Avicennia en revanche sont rares autour de la baie.Xylocarpus granatum colonise assez
généralement la base des versants tombant directement sur la baie. Surprise : la canne de Provence, espèce introduite invasive, commence occasionnellement à coloniser la partie supérieure de
l'estran(voir photo 6).
En Nouvelle-Calédonie, il y a des noms de quartiers qui sentent bon l'Ile-de-France et les champs de courses. Sur 25 400
hectares au nord de la péninsule de Nouméa, s'étend Dumbéa. Cette commune (18 602 habitants au recensement de 2004) fait partie du Grand Nouméa, agglomération qui rassemble plus de la moitié de
la population de l'archipel. Une petite partie de Dumbéa est peuplée, notamment Dumbéa-sur-mer en pleine expansion, Koutio... et Auteuil. Dans ce quartier résidenciel suburbain de 2 000
habitants, les densités de population restent pour quelques années encore raisonnables ; les logements s'y perdent dans la verdure. Pour ce qui est des chevaux, mieux vaut les chercher le long du
fleuve Dumbéa où s'étendent de coquets petits domaines d'élevage équin et le Yala Ranch.