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Dinka et Nuer du Sud-Soudan

Publié le par Paesaggio

On nous dit que le Sud-Soudan qui a pris son indépendance en 2011 est au bord de la guerre civile. Ce pays enclavé, plus étendu que la France et peuplé de 11 millions d'habitants, drainé par le Nil Blanc a beaucoup souffert pour obtenir son nouveau statut : on évalue à un million et demi le nombre de morts liés à la guerre d'indépendance commencée en 1983. Dans ce pays, on découvre un véritable mosaïque ethnique. Cependant deux grands groupes émergent : les Dinka et les Nuer qui n'ont jamais réussi à coexister au sein de l'armée du jeune Etat.

  • Les Dinka seraient près de deux millions. Ce peuple nilotique (groupe linguistique) en majorité christianisé par les missionnaires anglais est encore principalement voué aux activités agro-pastorales. Son leader est le président dela République Salva Kiir, mais il ne faut pas oublier que jusqu'en 2005 où il décéda, le chef de la guérilla était John Garang, un autre Dinka. C'est en pays Dinka que se trouve Fachoda.
  • Les Nuer sont moins nombreux que les Dinka mais ils sont linguistiquement nilotiques comme eux et également agro-pasteurs. Il semble qu'ils soient restés majoritairement animistes. Une partie d'entre eux est rattachée à l'Ethiopie. Ce sont des guerriers farouches qui ont été fortement impliqués dans la guerre d'indépendance. Ils sont considérés également comme de gros travailleurs. Leur chef actuel est Riek Machar, vice-président destitué en juillet 2013 qui s'était déjà illustré en 1991 pour des massacres au Jonglei. Ils sont aujourd'hui considérés comme des rebelles et tiennent la capitale du Jonglei, Bor.

Le détonateur du conflit a été cette destitution de Riek Machar, suivie de massacres il y a quelques jours. Un des enjeux est le contrôle du pétrole qui part par oléoduc vers Port-Soudan en dehors du territoire. A Bor, les massacres ont fait des centaines de morts (Le Monde).

Dinka et Nuer du Sud-Soudan
Bor, la capitale du Juglei, à 200 km en aval de Juba : une ville martyr

Bor, la capitale du Juglei, à 200 km en aval de Juba : une ville martyr

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jean-luc saint-marc 24/12/2013 07:11

les nils fertilisants ?

jean-luc saint-marc 24/12/2013 12:42

ne fertilise donc en rien les espaces intellectuels ... :-[

Paesaggio 24/12/2013 11:59

Le Nil Blanc de la couleur des limons...